Sera-t-on finalement remboursé pour les transports en commun non utilisés ?

Liège Guillemins
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Liège Guillemins - © Dado Daniela - Getty Images

C'est la question récurrente depuis des semaines. A cause de la crise du coronavirus et du confinement, bon nombre d'utilisateurs des transports en commun ont été dans l'impossibilité de se déplacer. Alors, peuvent-ils demander un remboursement de leurs abonnements au prorata du nombre de jours de blocage ? De manière générale, on peut répondre par l'affirmative, mais cela n'a rien à voir avec le coronavirus. La réponse, ou plutôt les réponses, il faut aller les chercher du côté des conditions générales de vente.

Coronavirus ou pas, rien ne change

Même si beaucoup de personnes se sont retrouvées coincées à domicile, cela n'a pas empêché les bus, trains, trams et métros de rouler. Certes avec une offre adaptée, mais l'essentiel a été assuré. Ce n'est pas comme si une compagnie aérienne annulait un vol, ce qui donne directement droit à un remboursement. Dans le cas de figure qui nous occupe, il ne s'agit pas d'annulations de la part des opérateurs. Ce sont donc les remboursements "normaux" qui sont de vigueur.

  • SNCB :

Les procédures de remboursements sont variables selon les abonnements choisis.

Il faut aller voir sur le site de la SNCB et vérifier en fonction du type de produit concerné.

Si l'on prend l'exemple d'un abonnement scolaire d'un an, il faut compter des frais de dossier ainsi qu'une dégressivité du remboursement en fonction des mois d'utilisation. Mais la formule reste avantageuse pour l'opérateur, moins pour l'utilisateur puisque l'utilisation d'un seul petit mois sur les douze ne vous permettra plus qu'un remboursement de 70% du prix de l'abonnement. 

  • TEC :

Ici non plus, pas de "conditions spéciales coronavirus". Vous pouvez toujours demander un remboursement mais les mois pendant lesquels vous avez utilisé votre titre de transport seront décomptés sur base du tarif mensuel, et non pas sur l'annuel, plus avantageux.

Les informations relatives au Covid-19 se trouvent sur le site de l'opérateur.

  • STIB :

Ici, seuls les abonnements annuels peuvent être remboursés et rien d'autre.

Le principe est un peu près identique à celui de l'opérateur wallon : on rembourse le prix de l'abonnement annuel moins 10 euros de frais et moins le nombre de mois d'utilisation au tarif mensuel. On ne divise donc pas le prix en douze : le tarif mensuel étant bien évidemment supérieur à un douzième du tarif annuel. 

Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site.

Dans tous les cas, aucun opérateur ne propose une suspension temporaire de l'abonnement.

Mieux vaut donc calculer s'il est intéressant de résilier son abonnement, d'attendre et de reprendre un nouveau ensuite.

Si vous optez pour cette formule, n'oubliez pas qu'il n'y a pas d'effet rétroactif. On ne peut pas demander aujourd'hui d'annuler un abonnement et procéder au remboursement en tenant compte de la date du début du confinement, en mars. Et chaque nouveau mois entamé est considéré comme un mois d'utilisation. Il vaut donc mieux penser à annuler l'abonnement le 31 mai plutôt que le premier juin. Un petit changement de date qui a toute son importance.