On a testé la moto à trois roues : la Yamaha Niken

Vous vous dites certainement que c'est du réchauffé, qu'on connait le scooter à trois roues depuis plus de dix ans ou qu'il existe déjà des motos à trois roues : les trikes. Sauf qu'ici, contrairement aux trikes, les deux roues sont bien situées à l'avant, comme le scooter Piaggio MP3 et les autres qui se sont précipités dans ce marché juteux. Mais ce qui est valable pour un scooter ne l'est pas nécessairement pour une moto...

Avantage de la formule

Par définition, une moto, ça a deux roues. Sinon, c'est un tricycle. Et le motard n'aime pas trop parader sur un tricycle! Donc Yamaha a décidé de s'adresser aux vrais motards car la Niken nécessite un permis moto. Encore faut-il les convaincre d'adopter la formule. Et à en croire les premières réactions recueillies au salon de Bruxelles, ce n'était pas gagné d'avance. 

Pourtant, doubler la surface de contact au sol à l'avant ne peut être que bénéfique. Une chute est souvent provoquée par une glissage du pneu avant. C'est beaucoup plus difficile de glisser avec la Niken, qui gomme les défauts de la chaussée. Boue, pavés humides, rails de trams, fissures dans la route... Elle avale tout cela sans sourciller. C'est vrai que la suspension avant est une merveille d'ingénierie et qu'on oublie qu'on a une roue de plus, tant la moto reste agile et maniable.

Des défauts... de moto!

Dire que la Niken est un engin parfait serait exagéré. Mais ses défauts ne proviennent pas de sa conception, à part une légère lourdeur à très basse vitesse ou lors des demi-tours. Pour le reste, on note bien une selle un peu dure et une protection contre le vent quasi inexistante. Mais son moteur trois cylindres de 900 cc donne le sourire en toute circonstance. Même le prix n'a rien d'exagéré car s'il est plus élevé de 4 000 euros que la Yamaha Tracer 900, sa plus proche cousine, il ne dépasse pas les 15 000 euros sans option, soit bien moins que les sportives, les gros trails ou les grandes routières.

Et puis, il y a son look de Transformers, qui ne plaira pas nécessairement à tout le monde. C'est d'ailleurs la première cause de blocage des motards... avant qu'ils ne l'essayent. C'est pour ça que durant tout l'été, le Niken Tour a sillonné l'Europe. Lors du passage en Belgique, une soixantaine de motards ont pu réaliser un test routier. Tous ceux que nous avons rencontrés étaient enchantés du comportement de la machine. Tous la trouvaient plus rassurante qu'une moto normale. Mais de là à signer un bon de commande, il y a un pas. Seul l'avenir nous dira si l'idée de Yamaha est payante. En Belgique, on s'attend à en vendre une centaine d'exemplaires en 2019.

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