Locations de voitures: une journée pour découvrir l'envers du décor

Il est à peine 7h du matin. Le trafic est plutôt fluide sur les routes qui mènent à Brussels Airport. Cela fait une demi-heure que les agences de location de véhicules ont ouvert leurs guichets mais on ne se bouscule pas encore au portillon. Alors, on en profite pour se rendre dans le parking où, sur deux niveaux, des centaines de voitures attendent leur conducteur du jour. Dans quelques minutes, la mécanique bien huilée des va-et-vient commencera.

Logistique impressionnante

C’est le leader européen du secteur qui nous ouvre les portes de son garage. Europcar dispose d’une flotte de 6 000 véhicules en Belgique. Mais à l’aéroport, la société ne possède que 90 emplacements dans la zone dévolue aux départs. A côté, une allée plus large est divisée en quatre couloirs. C’est la partie prévue pour les retours. En début de journée, les voitures y sont entassées, pare-choc contre pare-choc. Pas moyen de glisser la moindre feuille de papier entre elles. Mais dès que les premiers départs ont lieu, les employés s’empressent de replacer les voitures aux emplacements libérés. Avant cela, chaque véhicule est minutieusement nettoyé au cœur même du parking. Plus écologique qu’un car-wash et surtout plus économique. Moins une voiture est immobilisée, plus elle rapporte !

A l’étroit

Chaque jour, c’est entre 250 et 300 voitures qui sortent de l’agence de l’aéroport. Et donc un peu près autant de retour. Mais comme le parking est trop petit, la société, comme ses concurrentes, est obligée de louer des emplacements à côté de la première station service. C’est là qu’on y rempli les réservoirs et que l’on passe les voitures les plus sales au car-wash. Plus étonnant, c’est aussi le lieu où les sous-traitants viennent changer les pneus ou réparer les pare-brises. On y croise aussi de nombreux camions qui amènent ou enlèvent des véhicules en provenance ou à destination d’autres stations, comme celles de la gare du Midi ou de l’aéroport de Charleroi. Plusieurs fois par jour, les besoins sont réévalués et le parc adapté. En début de semaine, plusieurs camions débarquent des véhicules neufs, en provenance des constructeurs automobiles. Les loueurs n’utilisent les voitures que quelques mois ou quelques milliers de kilomètres avant de les revendre aux constructeurs. C’est pour cela que les clients disposent toujours des derniers modèles.

Un jour sans fin

A 15 heures, les files de voitures de la zone des retours ont complètement disparu. C’est le moment le plus calme de la journée. Le rush recommencera vers 17-18 heures, lorsque les clients ramèneront leur véhicule avant de reprendre leur avion en début de soirée. Jusqu’à 23 heures, les employés accueilleront chaque client et vérifieront l’état des autos. Elles s’entasseront à nouveau dans le parking jusqu’au lendemain matin où le ballet reprendra de plus belle. Tant que les avions continueront à atterrir et à déverser leurs flots d’hommes d’affaire et de touristes, les voitures se loueront, sept jours sur sept, 365 jours par an...

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