Le vélo de société séduit de plus en plus les employés

Le vélo de société séduit de plus en plus les employés
Le vélo de société séduit de plus en plus les employés - © MilanMarkovic - Getty Images/iStockphoto

Sur les huit premiers mois de l'année, KBC Autolease, spécialiste du leasing voitures, a conclu plus de 4000 contrats de leasing opérationnel de vélo. Si l'on compte les autres acteurs du secteur, comme ALD Automotive ou Team Cyclis, on dépasse allègrement les 10 000 locations! Mais c'est presque exclusivement au Nord du pays que la formule fonctionne. Question de mentalités et d'infrastructures probablement... Pourtant, le vélo de société procure certains avantages.

La mobilité au centre des préoccupations

Pour les jeunes générations, une voiture de société ne fait plus nécessairement rêver. Et puis, elle est souvent réservée à une catégorie du personnel alors qu'un vélo de société se destine au plus grand nombre. Souvent, l'employeur propose le vélo dans un pack salarial global ou dans une enveloppe allouée à la mobilité. Un employé peut ainsi choisir de consacrer une partie du budget à un vélo et répartir le reste entre voiture, transports en commun ou véhicules partagés. Le but est de favoriser la mobilité tout en incitant à la pratique d'une activité physique. Et en plus, le vélo de leasing ainsi qu'une éventuelle indemnité kilométrique sont déductibles fiscalement.

Selon KBC Autolease, le coût mensuel pour un employé qui ne recevrait pas son vélo en "bonus" se monte à une trentaine d'euros net pendant trois ans sur un vélo de 3000 euros. Cela reste donc plus intéressant que l'achat, même s'il ne faut pas oublier la valeur résiduelle en fin de leasing (en règle générale de 15 à 20 % du prix).

Un instrument de recrutement

Avec l'évolution des mentalités, les problèmes de mobilité et de pollution, le vélo devient une alternative crédible aux voitures de société. A un point tel que nombreuses sont les entreprises à mettre en évidence cette opportunité dans les entretiens d'embauche. Yannick, par exemple, a signé chez BESIX, l'entreprise de construction, parce qu'on lui proposait un vélo de société dans son "pack mobilité". Il effectue quotidiennement le trajet Malines-Bruxelles, soit 21 km, sur son speed pedelec, un vélo à assistance électrique jusqu'à 45 km/h. Non seulement il n'est jamais en retard, mais en plus il gagne de l'argent puisqu'il est rétribué à hauteur de 23 centimes par kilomètre. Ainsi, chaque année, ses déplacements payent ses vacances!

Bien entendu, il reste de nombreuses contraintes au développement massif du secteur. L'état des chaussées, l'absence de pistes cyclables, la composition du ménage, les horaires flexibles ou les longs déplacements en rebuteront plus d'un.

Mais la législation n'oblige personne à se rendre sur son lieu de travail systématiquement à vélo. On peut donc éventuellement profiter d'un vélo haut de gamme en leasing aussi pour les loisirs.

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