Cyclomoteurs classe B : quelle technologie choisir ?

Il y a une dizaine d’années, les choses étaient simples. Celui qui voulait acheter un cyclomoteur avait le choix entre un modèle essence et un modèle essence. Les vélomoteurs avaient depuis longtemps disparu, cédant la place aux petites motos 50 cc à vitesses puis aux scooters. Les jeunes les utilisaient pour se rencontrer et, accessoirement, réveiller le quartier la nuit après avoir modifié le pot d’échappement. A présent, le cyclomoteur s’adresse surtout aux plus de trente ans à la recherche du meilleur moyen de transport urbain. La jeunesse se contentant de rencontres virtuelles sur smartphone. Et pourtant, jamais le choix n’a été aussi large.

Essence ou électrique

Depuis quelques années, le cyclomoteur essence n’est plus seul sur le marché. Il a été rejoint par le scooter électrique ainsi que par le Speed Pedelec, ce vélo à assistance électrique capable d’évoluer à 45 km/h. Nous avons donc trois offres pour une seule catégorie à la législation un peu complexe. Un scooter électrique limité à 45 km/h est assimilé à son équivalent thermique. Il faut donc un permis spécifique pour le conduire dès 16 ans ou le permis B voiture. Il convient aussi de l’assurer et l’immatriculer. Par contre, le Speed Pedelec, s’il doit également être immatriculé, ne nécessite une assurance que s’il est capable de se déplacer à la seule force de son moteur, sans que le conducteur ne pédale. En ce qui concerne le port du casque, les cyclomoteurs à essence et électriques imposent le port d’un casque moto alors qu’il ne faut qu’un casque vélo pour le Speed Pedelec. Mais un casque vélo qui protège les tempes et qui est donc différent du casque vélo traditionnel. Pour le reste, le code de la route est identique pour les trois engins.

Et à l’usage, ça donne quoi ?

Ne tournons pas autour du pot. Pas besoin d’écrire cinq paragraphes pour arriver à la conclusion évidente pour tous nos testeurs du jour : le scooter électrique l’emporte haut la main. Plus nerveux que le thermique, il propose différents modes de conduite, plus ou moins sportifs. En plus de proposer les meilleures performances, il le fait dans un étonnant silence bien agréable. Le scooter thermique est en tout point conforme à nos attentes. On dirait qu’en cinquante ans, il n’a pas beaucoup évolué. Le Speed Pedelec s’adresse à un autre public. Celui du jeune sportif désireux de se faufiler en ville sans craindre des déplacements périurbains. Il ressemble plus à un vélo ultra-performant qu’à un cyclomoteur traditionnel. Et malheureusement, il le fait payer bien cher. Difficile de trouver un modèle sous les 3 000 euros. Celui qu’on avait à notre disposition dépassait les 5 000 euros, le prix d’une belle moto d’occasion. A l’autre extrême, les scooters à essence peuvent se dénicher aux alentours de 1 500 euros même si "notre" nouveau SYM de test frôlait les 2 000 euros. Entre les deux, le scooter électrique s’affiche à 3 000 euros, avec une seule batterie à l’autonomie limitée à 50-60 km. La deuxième batterie optionnelle fait gonfler la facture de 1 500 euros ! Mais le coût d’utilisation est fortement réduit puisqu’une charge complète ne coûte même pas un euro, voire encore moins si on recharge au travail ou en pleine journée avec des panneaux photovoltaïques. Le scooter essence consomme en moyenne trois litres aux 100 km et nécessite plus d’entretien.

Ainsi, malgré sa diffusion encore trop confidentielle, le cyclomoteur électrique s’affirme comme l’arme anti-bouchon absolue en ville. Il est d’ailleurs possible d’essayer des modèles un rien moins performants puisque les scooters partagés que l’on trouve à Bruxelles sont des engins électriques. De quoi se faire une petite idée avant de craquer ou non.

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