Le compost urbain? C'est possible

Le compost urbain à présent possible
Le compost urbain à présent possible - © Flickr - Kirsty Hall

Un documentaire réalisé par Mélanie Laurent et Cyril Dion, intitulé Demain, aborde la manière dont on consomme aujourd’hui et part à la recherche d'initiatives citoyennes pour, justement, consommer autrement. Les réalisateurs sont notamment allés à San Francisco, en Californie, afin de nous montrer ce que la ville a fait : devenir une ville zéro déchet, non recyclé ou non composté, en 2020. Nous avons tenté de savoir si cela était envisageable à Bruxelles. 

Pour atteindre son objectif, San Francisco souhaite rendre inutiles les décharges et incinérateurs, extrêmement polluants. Pour cela, il faut une volonté citoyenne mais également politique. Le département de l'environnement a donc commencé par cibler les hôtels et les restaurants qui génèrent énormément de déchets organiques. Dans le documentaire, un établissement a été choisi pour réaliser un test grandeur nature : l'hôtel Hilton. Au total, il produit 7500 repas par jour. La ville a mis en place un système simple : faire payer moins chers les poubelles des recyclables et des compostables. Si on trie, on a besoin de moins de sacs normaux, plus chers. Alors si on trie, on économise pas mal d'argent. En conclusion, en un an, l'hôtel Hilton a économisé 145 000 euros, rien qu'en triant. Tous les professionnels du secteur ont donc rapidement pris le pas. 

Aujourd’hui, 600 tonnes de déchets organiques sont récupérés chaque jour. Et, en un mois à peine, ces déchets deviennent un compost utlra‐fin. Une terre d’une incroyable fertilité utilisée par les agriculteurs qui feront pousser les fruits et légumes qui viendront nourrir la population de San Francisco.

Et à Bruxelles ?

Dans notre plat pays, et plus précisément dans la capitale de l'Europe, il existe également une manière de promouvoir le compostage : l’asbl Worms. Elle gère à l'initiative de Bruxelles Environnement un helpdesk pour répondre à toutes les questions générales des citoyens, entreprises, écoles bruxelloises sur le compostage dans tous ses aspects (le compostage au jardin, le compostage collectif, le vermicompostage). 

A Bruxelles, on ne valorise pas encore les déchets de l'Horeca mais de nombreux composts sont mis à disposition des citoyens. On les appelle les composts de quartier, c'est-à-dire un endroit où l'on peut amener nos déchets organiques afin de les valoriser et d'en faire une terre fertile. Les citoyens peuvent, également, réaliser un compost dans leur jardin ou même dans leur appartement. Aujourd'hui, en ville, c'est possible et en plus, ça nous permet de faire des économies !

Il s’agit d’organiser et coordonner la formation des Maîtres-composteurs (dont le nombre de participant a augmenté de 25% par formation), encadrer le réseau des Maîtres-composteurs (plus de 300 bénévoles), organiser les formations grand public (dont le nombre à doublé par an : 14 formations prévues en 2014), soutenir et conseiller les projets de compostage de quartier (en 2013 on comptabilise 47 composts de quartier répartis sur tout le territoire bruxellois, en 2014 on en comptabilise plus de 70), et pour finir être le point info-compost de la région bruxelloise joignable par téléphone et par mail.

Seul frein ? Pas assez d'engouement politique. 

Plus d'informations sur le site de l'ASBL

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