Les bassins privés surfent sur la vague du succès

Aquabike, aquagym et autres sports commençant par le préfixe "aqua" ont la cote pour le moment. Encore faut-il trouver un lieu pour les pratiquer car de nombreuses piscines publiques ont fermé leurs portes, temporairement ou définitivement. Il existe une alternative qui continue à se développer : les bassins privés.

Petites piscines, grands avantages

En règle générale, ces piscines privées sont de petites dimensions. Dix à douze mètres de long sur cinq à six de large. Car il existe une réglementation spécifique aux bassins de moins de 100 m². Cette taille modeste permet de se passer de maître nageur mais pas d'un moniteur possédant le brevet de sauvetage. Ce moniteur s'occupe de donner des cours à des petits groupes puisque la dimension du bassin ne permet pas de faire cohabiter plus d'une douzaine de participants. La convivialité et la quiétude sont donc de mise. Mais les habitués de ces structures apprécient aussi tout particulièrement la température de l'eau, nettement supérieure à celle des bassins publiques. 32° en moyenne, c'est vrai que c'est plus agréable lorsqu'on ne doit pas faire d'entrainement intensif.

Des normes toujours plus strictes

Ce n'est pas parce qu'on dispose d'une piscine privée que l'on peut y faire ce que bon nous semble. A partir du moment où le bassin est exploité à des fins commerciales, les régions sont compétentes en matière de normes. Et depuis 2003, la législation s'est fortement durcie, ce qui a provoqué quelques faillites dans le milieu. Tous les jours, les exploitant doivent procéder à des contrôles de qualité de l'eau et de l'air. Pas moins de 28 paramètres entrent en ligne de compte et des visites surprises des inspecteurs régionaux sont fréquentes. Pour respecter les normes actuelles, de nombreuses infrastructures ont du investir plusieurs centaines de milliers d'euros dans les l'équipement dernier cri. Il faut donc rentabiliser les investissements, sans parler des charges mensuelles proches des 4 000 euros. On comprend mieux les tarifs pratiqués très largement supérieurs à ceux des piscines publiques, qui, elles, sont quasi toutes déficitaires.

Souvent, la piscine privée doit être exploitée en complément d'autres activités. C'est le cas de l'asbl Promosport, qui gère quatre petits bassins en Wallonie mais dont l'essentiel de l'occupation reste l'organisation de stages sportifs pour jeunes.

Alors, entre la tranquillité des piscines privées et l'accessibilité financière des piscines publiques, à chacun de choisir sachant qu'elles sont souvent complémentaires. Plus facile d'apprendre à nager dans un bassin de 10 mètres que de s'y entraîner pour les compétitions de water-polo !

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK