Voyages cet été : quelles tendances et quelles promos ?

Pour les plages paradisiaques, préférez celles situées en Europe
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Pour les plages paradisiaques, préférez celles situées en Europe - © Jorg Greuel - Getty Images

Faut-il encore rappeler à quel point le secteur des voyages a été touché par la crise sanitaire ? L'Union Professionnelle des Agences de Voyages (l'UPAV), estime les pertes entre 40 et 42 % du chiffre d'affaire annuel. Mais ces dernières semaines, aux mauvaises nouvelles ont succédé des lueurs d'espoir.

Les cas avérés de coronavirus sont en baisse dans toute l'Europe et la plupart des pays ont décidé d'ouvrir leurs frontières cet été, dans le but d'attirer les touristes.

Les agences de voyages accueillent à nouveau de nombreux clients souhaitant réserver des vacances et non plus les annuler.

Quelles sont les tendances ?

L'arrière-pays européen en voiture

Ces quelques mots résument assez bien l'orientation prise par le citoyen belge. Il est déconseillé aux agences de vendre des voyages pour des destinations lointaines et de privilégier l'Europe, même si plusieurs restrictions concernent encore les Belges. A l'UPAV, on table sur une normalisation des voyages européens pour le premier juillet, même en Grèce. 

Beaucoup de clients d'agences optent cependant pour des voyages en voiture, moins tributaires des aléas d'annulation et offrant une liberté de circulation accrue. Enfin, plusieurs pays, comme la Croatie, mettent en avant des régions moins connues et plus reculées que ce qui est d'habitude proposé.

Le fait de passer des vacances en étant isolé, loin de la foule, est un gage de sécurité supplémentaire qui pourrait en convaincre beaucoup.

C'est d'ailleurs un argument qui incite le voyageur a se ruer pour l'instant sur la location d'une maison ou d'un appartement plutôt que de choisir l'hôtel.

Selon Anne-Sophie Snyers, la secrétaire générale de l'UPAV : "Nous avons réalisé une étude qui montre que seulement 5 à 6 % des Belges ont décidé de modifier leurs habitudes. Et ceux qui ont décidé de partir sont prêts à dépenser 10 % de budget en plus ! Nos compatriotes veulent de se faire plaisir après ces mois de confinement."

Elle constate aussi que les voyages sont retardés par rapport à d'autres années : "Alors que le Belge est traditionnellement juilletiste, les voyages qu'il réserve pour l'instant en agence sont plutôt prévus en août mais aussi en septembre et octobre, lorsque la plupart des doutes seront levés."

Bonnes affaires en vue ?

Vous attendez la dernière minute avant de partir ? Vous espérez des promotions monstres destinées à attirer le touriste ? Et bien malheureusement, vous risquez d'être déçu ! A l'une ou l'autre exception près, on n'a pas bradé les prix.

Trois mois de crise ont impacté considérablement le portefeuille des voyagistes, compagnies aériennes, hôteliers ou restaurateurs. Pas question donc de casser les prix alors que la demande est de nouveau là.

Enfin, un élément sur lequel insiste Anne-Sophie Snyers, c'est l'importance de contracter des assurances soins de santé, annulation et rapatriement. "Si vous êtes refusés dans un pays indiqué en vert sur le site officiel diplomatie.belgium.be, votre assurance fonctionnera. Idem si on vous recale à l'aéroport parce que vous avez de la fièvre et que vous deviez aller dans un de ces pays."

Et il est grand temps d'y penser, car les premiers départs en vacances, c'est dans quelques jours.

Point sur les pays dans lesquels il est possible de partir, dans "On n'est pas des pigeons" de ce 15 juin

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