Vols de bagages à la gare routière de Bruxelles nord. A quand une vraie gare routière?

Elles s'appellent Flexbus, Ouibus, Ecolines ou encore Eurolines. Ce sont les nouvelles compagnies d'autocars internationaux qui relient les principales capitales Européennes: Paris, Amsterdam, Londres. Avantage de la formule, un prix défiant toute concurrence. En moyenne 10 euros l'aller simple pour Paris. Depuis peu, ces compagnies proposent aussi des destinations neige comme Chamonix.

Arnaud et Fhong aiment la neige et la glisse. Alors pour se rendre à Chamonix tout schuss, ils ont opté pour une de ces formules à prix plancher. Rendez-vous gare du nord à Bruxelles. L'aller simple Bxl-Chamonix avec transit à Paris est à 75 euros seulement. Le ticket d'embarquement vérifié, le capitaine charge leurs bagages dans la soute et les accueille à bord. Aujourd'hui, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais lors de leur précédent voyage, c’était une toute autre histoire. A leur retour d’une semaine de séjour à Chamonix, ils se sont retrouvés dans un bus archi-plein (vacances de Noël oblige).

Coincés dans l’autocar à leur arrivée à Bruxelles, ils ne voient pas ce qui se passe du côté de la soute car sa porte relevée cache la vue depuis l’intérieur. En fait, un voleur s’est glissé parmi les passagers qui retirent leurs bagages. Pas de chance pour Arnaud et Fhong, leur bagage est celui choisi par le voleur.

En l’espace d’un an, le nombre de vols a triplé dans la zone de Bruxelles Nord, reconnaît Audrey Dereymaeker, la porte-parole de cette zone de police. Selon elle, les sollicitations des voleurs ont considérablement augmenté ces derniers mois avec l’explosion du nombre d’autocars internationaux aux abords de la gare du nord.

Les autorités policières constatent mais assument aussi leurs responsabilités puisqu’elles ont augmenté le nombre de leurs patrouilles volantes autour de la gare mais aussi le nombre de policiers en civil.

Du côté des compagnies d’autocar, par contre, pas de renforcement de l’équipe. Le Capitaine, c’est son nom, assure à la fois la conduite de l’autocar et la surveillance des bagages.

A l’avenir, autorités communales (la ville de Schaerbeek) et régionales (la région bruxelloise) devront s’entendre sur l’installation d’une vraie gare routière. Pour l’instant les autocars stationnent au petit bonheur la chance, le long de la gare ferroviaire. Depuis peu, le bourgmestre Bernard Clerfayt a décidé de réclamer une redevance de stationnement pour tous ces autocars puisqu’ils occupent des emplacements publics sur le territoire de Schaerbeek.

La gare routière, elle, est dans les limbes même si le ministre de la mobilité bruxelloise Pascal Smet s’en fait une idée précise. Quand sera-t-elle construite? C’est toute la question.

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