Voitures : impossible d'avoir les prix annoncés dans les publicités

Une Suzuki Swift à partir de 10.699 euros, une Opel Astra et une Citroën Cactus à un peu plus de 14.000 euros, une Land Rover Discovery à 30.990 euros, les publicités pour des voitures sont souvent très tentantes. Mais retrouve-t-on ces prix très alléchants dans les concessions ? On n’est pas des Pigeons a fait le tour des concessionnaires en caméra cachée.

Première halte chez Suzuki où le vendeur dit d'emblée que pour 10.699 euros, on peut oublier la couleur métallisée, les jantes en alliage, les feux antibrouillard et toutes les options du véhicule affiché sur la publicité. Pour avoir le prix plancher, il faut aussi rendre son ancien véhicule. Les pubs nous mentent-elles? "C’est tout le temps comme ça", nous lance le vendeur, "c’est un leurre". "Il faut lire les conditions qui sont écrites en tout petit au bas de la page."

Chez Citroën aussi, pour avoir le prix affiché sur la pub, on doit revendre notre ancienne voiture. Pour 14.230 euros, on a uniquement le modèle avec l’équipement de base et on peut oublier la jolie couleur belle émeraude.

Je n’aime pas ce genre de méthode 

Chez Opel aussi on déchante. L’Opel Astra annoncée dans la pub à 14.499 euros porte en fait sur un véhicule d'occasion de 15.000 kilomètres. Ce n'est pourtant pas clairement mentionné. Il faut, une fois de plus, lire le texte écrit en tout petit pour le savoir. Très mal à l’aise, le vendeur nous confie : "Je n’aime pas ce genre de communication. Je préfère la transparence. Cela évite que vous veniez ici avec de mauvaises informations mais l'objectif de l'agence de pub est atteint puisque vous êtes là."

Objectif? Attirer le consommateur en concession

Nous ne sommes pas au bout de nos peines. Chez Land Rover, alors que la publicité annonce une Discovery rouge de stock à partir de 30.990 euros, en réalité, la voiture vaut entre 50.000 et 55.000 euros. Le vendeur essaye coute que coute de trouver une solution. Mais pour rester dans le budget, il nous n’a d’autre choix que de nous proposer une occasion : " J’ai une voiture de direction blanche, encore mieux équipée, avec 2.500 kilomètres et libre maintenant ! "

Les marques automobiles nous prennent donc pour des pigeons. Leurs publicités ne visent pas à donner une information fiable. L’objectif est d’aguicher le consommateur pour qu’il se déplace en concession et qu’il craque sur une voiture qui lui coûtera bien plus cher que son budget initial. Il ne faut donc pas trop rêver. Si on veut payer le prix indiqué sur la publicité, on obtiendra au mieux le modèle de base, au pire une occasion.

 

 

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