Vacances d'été: moins de promos en perspective

Après plus d'un an de Covid et un printemps des plus arrosés, on en rêve tous: du farniente, des plages ensoleillées, des cocktails en bord de mer, bref des vacances ! Mais dans quelles conditions pourrons-nous voyager cet été et à quel prix ?

A cette époque de l'année, il est habituellement possible de chasser la bonne affaire, last minute ou autre promo. Qu'en est-il cette année? Petit coup de sonde dans les agences de voyages.

Peu de vacances à prix cassés

Dans cette première agence namuroise, on nous le dit d'entrée de jeu:" Si vous espérez un all in à 399 euros, ce n'est pas la peine d'y penser".

Le patron, Frédéric Forthomme, nous explique: "Les destinations habituellement à prix cassés, comme la Tunisie ou Turquie, sont fermées et on ne sait pas quand elles seront rouvertes. Les pays les plus accessibles pour l'instant, comme les îles espagnoles ou certaines îles grecques, ne disposent en général pas d'offres aussi alléchantes."

Ne rien trouver pour 700 euros en plein mois de juin, ce n'est pas normal. Il y a deux ans, on aurait trouvé sans difficulté.

Preuve que la situation n'est pas très propice aux bonnes affaires: Frédéric Forthomme a bien du mal à répondre à certaines demandes.

"J'ai reçu ce matin une étudiante qui souhaite partir directement après ses examens, vers le 18 juin. Son budget est de 700 euros, ce qui n'est pas si mal pour un mois de juin."

"Et bien", nous dit-il," je ne parviens pas à lui trouver une destination dans son budget. Ne rien trouver pour 700 euros en plein mois de juin, ce n'est pas normal. Il y a deux ans, on aurait trouvé sans difficulté."

Réserver au plus tôt

Dans une autre agence, à Liège, on nous a déniché une promo pour juillet: une croisière en Croatie pour 1299 euros.

"Le prix normal serait de 2 à 300 euros plus élevé", nous dit Romuald Coosemans, agent de voyage.

Selon lui, plus les clients y verront clair dans les conditions de voyage (certificat européen, tests gratuits ou pas, maintien ou non de la période de quarantaine au retour, etc...), plus ils vont se précipiter vers les réservations et faire gonfler les prix.

Pour l'instant, les prix changent tous les jours et ça commence à flamber.

"C'est la loi de l'offre et de la demande", nous explique-t-on dans une troisième agence, "pour l'instant, les prix changent tous les jours et ça commence à flamber".

De plus, peu de chances que les hôteliers, désireux de combler le manque à gagner après plus d'un an de Covid, choisissent de brader leurs prix.

C'est pourtant le souhait de Frédéric Forthomme. "Nous, on appelle de tous nos voeux les tours opérateurs à offrir de belles promos pour relancer le secteur. Ca pourrait être un élément déterminant pour tous ceux qui ont encore une certaine appréhension à partir en vacances par peur du Covid ou des conditions sanitaires contraignantes."

En résumé, c'est encore un peu le flou dans le secteur des voyages et les agences ne savent plus trop quel conseil fournir aux clients.

Si ce n'est celui-ci: face à tant d'incertitudes, mieux vaut réserver au plus tôt afin d'éviter une éventuelle inflation des prix.


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