Utiles ou farfelues, voici 7 inventions liées au COVID-19

Utiles ou farfelues, voici 7 inventions liées au COVID-19
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Utiles ou farfelues, voici 7 inventions liées au COVID-19 - © Tous droits réservés

Crochets, distributeurs, panneaux, bornes désinfectantes, et même scaphandres, la crise du coronavirus a inspiré plus d’un inventeur. Voici quelques idées originales.

Les crochets et poignées

Comment ouvrir une porte sans toutefois la toucher ?

C’est ce que l’inventeur du " Yanook " s’est posé comme question pendant le confinement. Résultat de cette réflexion : un crochet en inox antibactérien, pas plus grand qu’une clef de voiture, ne pesant que quelques grammes.

L’inventeur, le français Yannick Silva précise à l’AFP les multiples usages de son objet insolite : " accrocher les poignées de porte ou les loquets, appuyer les boutons d’ascenseurs, les sonnettes, les interrupteurs, les touches de terminaux bancaires, attraper les robinets ".

Bien d’autres inventions sont proposées comme lapoignée de coude " d’Eric Loupiac, chef de projet à l’ICAM Toulouse, ou le " handy " du designer italien Matteo Zallio. 

Chez nous, c’est la poignée amovible " Clipeez® " proposée par Colruyt qui fait parler d’elle. Un objet en plastique qui se fixe à la barre du caddie afin de ne pas la toucher. Six millions de ces poignées vont être distribuées aux clients, ce qui en fait bondir certains, accusant le groupe de favoriser la pollution plastique. 

Les cages en Plexiglas

Des panneaux de différentes tailles isolent les caissières, les réceptionnistes, et même les clients des restaurants.

La plateforme de VTC Uber a également annoncé installer ce genre de dispositif dans les véhicules de façon à isoler les chauffeurs de leurs clients dans cet espace confiné qu’est la voiture. 

Mais le plus insolite reste le projet de la société Nuova Neon Group 2 qui propose au ministère italien du tourisme un concept de cages en Plexiglas de 4,5 mètres carrés sur 2 mètres de hauteur, équipées d’une petite porte, pouvant contenir 3 personnes et un parasol. Une idée qui n’a cependant pas beaucoup de chances d’aboutir puisqu’il est aisé d’imaginer que ses occupants risquent de cuire à petit feu…

Les caméras thermiques

Ce n’est pas une invention liée au COVID-19 mais il est intéressant de souligner que son marché est en pleine expansion depuis le début de la crise. Installées dans certaines écoles, métros, aéroports, etc. Elles contrôlent sans aucun contact la température des personnes qui empruntent ces lieux fréquentés. 

Plus préoccupantes, les caméra dotées de la technologie de reconnaissance faciale sont aussi envisagées dans l’idée de tracer les contacts qu’une personne infectée a pu avoir dès la sortie de son domicile. Une pratique qui pose bien sûr question quant à l’atteinte aux libertés individuelles. En outre, ce genre de caméra est incapable de détecter une personne contagieuse atteinte du COVID-19 qui ne présenterait pas de symptômes flagrants. 

Les applications de distance physique

Parmi elle,Trace Together " est la première application à avoir été testée à Singapour.

Le principe est simple : en passant à proximité les uns des autres, les smartphones s’échangent leurs identifiants via bluetooth. Ces données sont stockées dans le téléphone. Si l’une d’entre elles correspond au smartphone d’une personnes malade, alors tout le répertoire est prévenu et invité à se faire dépister. 

Singapour est le premier pays à avoir testé cette application, dont le concept a été repris par bien d’autres pays dont la Belgique. Mais le concept est un échec puisque seulement 1 personne sur 6 à Singapour a téléchargé l’application. Selon les spécialistes, un tel outil ne serait efficace qu’à partir de 60% d’utilisateurs. 

Le bracelet connecté

Sur le même principe que l’application pour smartphone, le bracelet connecté enregistre toutes les personnes que vous croisez, pour autant que toutes ces personnes portent également un bracelet connecté… Petit plus de cette invention, l’objet vibre dès lors que vous êtes trop près d’une autre personne (qui porte aussi un bracelet).

En Belgique, c’est la société Rombit qui met au point le système, plus de 400 entreprises sont déjà sur liste d’attente. 

Dans la même idée, le bracelet " Immutouch " vibre lorsque vous approchez vos mains près de votre visage. Les inventeurs américains proposent cet objet insolite pour une cinquantaine d’euros. 

Les bornes de désinfection

Des bornes contenant jusqu’à 10 000 doses de gel hydroalcoolique. Actionnées sans les mains, elles fleurissent un peu partout, dans les écoles, les magasins, les lieux publics.

Probablement l’une des invention les plus utiles.

Le scaphandre antivirus

De loin la plus originale, c’est l’idée de l’entreprise canadienne VYZR. Si le concept fait sourire, la startup propose son système à 150€ et affirme que le dispositif filtre 95% des particules en suspension dans l’air.