Une influenceuse nous dévoile les secrets du métier

Aurélie Van Daelen, c’est l’une des influenceuses belges les plus populaires. Son compte Instagram compte 710.000 abonnés, un exploit. Elle met en avant des produits de luxe, mais pas seulement. Une journée avec elle, vous allez le voir, c’est un véritable marathon de clichés, de vidéos, de make-up, de stories, de hashtags, d’évènements… Bref ! Accrochez-vous !

Premier arrêt de la journée : le tournage d’une vidéo pour un centre commercial très connu, City 2. Marjorie De Meirsman, responsable marketing du centre, apprécie ce genre de collaboration : "Ça nous permet de toucher une cible, notre cible de façon un peu différente puisque les personnes s’identifient à elle et la voient un peu comme une bonne copine qui diffuse ses bons conseils." Deuxième étape improvisée : un shooting avec une autre influenceuse. Le travail entre consœurs, c’est courant semble-t-il. "Il n’y a pas de rivalité. En Belgique, c’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de travail, il n’y a pas beaucoup d’influenceurs, donc, voilà, tout le monde connaît les dix plus gros influenceurs de la Belgique, mais voilà, j’aime croire qu’on n’est pas du tout en rivalité, qu’on a chacun notre taf et qu’on le fait de notre façon." nous confie Aurélie.

Femme sandwich ?

Étape suivante : Aurélie est l’invitée prestige d’une chaîne de parfumerie. Elle sera chargée de publier des clichés reprenant la marque ou des produits. "Je partage des choses que j’aime vraiment personnellement. C’est la clé de ma réussite aujourd’hui. Je fais énormément de choix dans mon métier. Je n’accepte pas toutes les collaborations. Je fais celles qui me tiennent vraiment à cœur et celles que j’aime. Je pense que la clé d’une réussite sur les réseaux sociaux en tant qu’influenceuse, même si je n’aime pas ce terme-là, c’est d’être très transparente et très vraie." Ce qui est sûr, c’est que les marques ont tout intérêt à chouchouter les influenceurs et à bien les choisir, comme nous le confirme Tanguy de Ripainsel, directeur de Planet Parfum : "Il s’agit d’associer son image, donc la sienne et la nôtre, et dans les deux cas, il faut qu’il y ait quand même quelque chose qu’on partage. Donc, il y a avant tout quelque chose qui est lié aux valeurs qu’on peut partager, elle et nous."

Des revenus liés à la popularité

Quatrième étape : une boutique de vêtement de luxe. Après avoir enregistré et publié dans la foulée, une énième vidéo de sa journée Aurélie nous avoue : "C’est génial parce que du coup, quand je leur parle vraiment comme ça, elles ont l’impression que c’est une copine qui lui parle et donc, j’ai énormément de réponses, ça me prend beaucoup de temps parce que j’essaie de répondre à un maximum." Parler à ses copines, tout en étant rémunérée, le rêve… Mais tiens, combien une marque peut-elle donner à Aurélie pour une seule publication ? "Ça va dépendre de ce qu’ils veulent, soit un post, soit une vidéo, soit que des stories, mais bon la tranche d’un post peut varier entre 1500 et 4000 euros." Le job fait rêver, mais détrompez-vous, il n’est pas à la portée de tous, il faut entre autres une motivation d’enfer. "Ce n’est pas un boulot où à 18h00, je dis : "Je ferme mon bouquin. C’est bon ! Fini !" Non ! Vu que c’est sur le téléphone et nos réseaux sociaux. En fait, je suis H24, tout le temps, tout le temps occupée à bosser, en fait. Mais, j’aime ça donc, c’est bien !".

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