Une application pour scanner l'étiquette des produits cosmétiques

Une application pour scanner l'étiquette des produits cosmétiques
Une application pour scanner l'étiquette des produits cosmétiques - © lechatnoir - Getty Images

Pour beaucoup d’entre nous, déchiffrer les étiquettes, c’est presque devenu un réflexe. Le souci, c’est qu’à moins d’avoir un master de chimie, la plupart du temps, nous ne comprenons rien à ce que nous lisons. Marie, elle, a sa botte secrète dans sa poche, sur son téléphone. Depuis peu, elle a téléchargé Yuka, une application qui scanne ses cosmétiques et évalue leur impact sur notre santé.

Des couleurs pour indiquer la qualité

Le principe est très simple : vous scannez le code-barres, et la note du produit s’affiche en quatre couleurs. Vert foncé, c’est excellent. Vert clair, c’est bon. Orange, c’est médiocre, et quand Yuka voit rouge, c’est mauvais. La note est attribuée en fonction de la composition du produit.

Yuka décerne donc son bulletin en fonction de la liste des ingrédients et seulement pour l’industrie cosmétique, c’est un peu court et apprécie très moyennement. « Yuka se base sur le nom des ingrédients et non sur les données qui lui permettrait de tirer une conclusion en matière de toxicologie. Comme par exemple, la concentration de l’ingrédient, son niveau d’exposition et surtout les interactions qu’il y a entre les différents ingrédients au sein d’une formulation » explique Frédérick Warzee, Porte-parole Detic.

Source d'information ou de confusion ?

Pour Marie, utilisatrice de Yuka, il est vrai que certains scores posent question… Elle raconte : « On a ici des parfums issus de produits végétaux, mais très allergisants, et à étiquetage obligatoire pour cette raison-là. Et dans celui-ci, du sodium laureth sulfate, qui est un tensioactif vraiment irritant et allergisant aussi. Malgré ça, il reste excellent dans l’application. Donc… ». Alors Yuka, source d’information ou au contraire de confusion  L’application gagnerait probablement à être davantage affinée. « Ce qui est très étonnant, c’est que les produits qui sont jugés comme étant à abolir sont des produits qui sont parfois d’une utilité notamment thérapeutique, qui nous, nous intéressent et cela me semble un peu réducteur de les exclure d’emblée d’une vente publique » explique Bernadette Blouard, Dermatologue.

Yuka doit donc être prise pour ce qu’elle est : une source d’information parmi d’autres. Insuffisante toutefois pour se faire une religion…

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