Un train en retard, le hasard. Trois trains en retard… Bonjour les dégâts

Chaque année, un journaliste d'On n'est pas des pigeons passe une journée sur le rail belge. Objectif: parcourir le pays de long en large afin de tester la ponctualité des trains.

Un matin, comme tant d'autres, à la gare de Namur. Des navetteurs nous frôlent tels des fantômes. C'est parti pour une journée à bord des trains SNCB. Notre premier train entre en gare à 08h05, parfaitement ponctuel. C'est parti pour 50' de trajet jusqu'à Ottignies. Jusqu’ici tout va bien.

Pas de retard affiché lorsque nous arrivons dans le Brabant wallon. Mais en réalité, notre train de 09:08 à destination de Bruxelles midi n’arrive qu'à 9:14. Pas de quoi en faire un fromage si ce n’est que sur le chemin, il cumule encore du retard. Finalement, notre train affiche 15’ de retard lorsque nous arrivons à Bruxelles-midi. Notre sort n’est rien comparé à ceux des passagers des trains vers Cologne et Amsterdam. Eux, affichent plus de 2h de retard. Un voyageur japonais, pas vraiment habitué à nos coutumes belges, n’en revient pas. Lorsque nous lui demandons si les trains ont beaucoup de retard au Japon, il nous répond avec un sourire poli: "Pratiquement tous les trains sont à l’heure au Japon".

Notre prochaine destination est Binche. Sur le quai, aucun retard affiché. Mais nous sommes prudents. Nous décidons d’interroger les navetteurs sur la ponctualité de leur train. Simple hasard, le premier est un employé de la SNCB. Mais tous les autres sont unanimes, ils prennent régulièrement ce train vers Binche et il est généralement à l’heure.

Ce sera encore le cas, cette fois-ci. Nous rejoignons Binche. Un seul guichet, pas de toilette, pas de panneau d’affichage des horaires, Binche a un air de gare fantôme sous ses échafaudages et ses bâches. De toute évidence, la gare de la capitale des Gilles attend des jours meilleurs. Nous, nous attendons notre train. En fait, c’est le même que celui que nous avons pris à l’aller. Il est tout simplement resté à quai.

Hormis notre retard entre Namur et Ottignies, tous nos trains seront à l’heure pendant notre journée sur les rails. Mais, notre test est-il représentatif du quotidien des navetteurs? Sans doute pas. D’abord, nous avons circulé la plupart du temps en dehors des heures de pointe. Ensuite, nous avons dû préalablement communiquer la liste des trains que nous allions emprunter au service communication de la SNCB. Selon la SNCB, 89,2% des trains sont ponctuels. Notre collègue Eric qui prend quotidiennement le train à la gare d’Ottignies en doute. Sur une semaine, son train était en retard trois fois sur cinq. Une fois, il a même été annulé.

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