Un chiot à 1.800€ meurt 10 jours après avoir été remis à sa propriétaire

Au mois de mars dernier, Camille réalise un rêve, elle achète un chiot de race, un "bouledogue français". Elle l'a repéré dans un élevage, qui lui paraît bien sous tous rapports, situé dans le nord de la France. Le budget consacré est important : 1 800 euros.

Le chiot est baptisé Winston et, au début, il semble s’intégrer parfaitement dans son nouvel environnement. Mais après quelques jours, il commence à présenter des problèmes digestifs, des vomissements et une perte d’appétit… Camille emmène alors Winston chez le vétérinaire qui après un premier examen pose un diagnostic plutôt rassurant : bon état général, pas de fièvre, pas d’apathie donc a priori rien d’alarmant. Le vétérinaire prescrit un traitement symptomatique contre ces troubles digestifs. Mais quelques jours plus tard encore, Camille constate que l’état de santé de Winston se dégrade subitement : "Il était méconnaissable, complètement apathique, très maigre …" Elle retourne alors en urgence chez sa vétérinaire qui hospitalise le chiot pour des examens plus approfondis : "malheureusement il est resté une dizaine d’heures chez elle et le lendemain matin, elle m’a appris qu’il était mort."

Premier contact avec l'élevage

Dès la mort de son chiot, Camille contacte l’élevage où elle l'a acheté : "Dans un premier temps je suis sereine parce que j’avais vraiment confiance en l’élevage (…) mais après le premier rapport de mon vétérinaire qui explique que le chiot était porteur de pas mal de parasites, du coronavirus, qu’il avait une immunité très faible, l’éleveuse remet directement en question sa responsabilité, elle dit que pour elle, quand elle me l’a vendu il avait un certificat de santé irréprochable ". La transaction s’est d’ailleurs faite dans les règles de l’art, Camille est en possession de tous les documents : contrat de vente, contrôle vétérinaire, pedigree, passeport européen, etc.

Résultats d'autopsie

Finalement après une autopsie réalisée à l’Université de Liège, le verdict tombe : la mort de Winston est due à une parvovirose, une maladie fatale aux jeunes chiots. Et les résultats de l’autopsie précisent que la souche détectée est une souche de terrain et non une souche vaccinale.

Pourtant, le vaccin contre la parvovirose avait bien été administré à Winston mais comme l’explique l’éleveuse qui a vendu le chiot, cette vaccination des chiots se réalise en deux temps : "on vaccine une première fois à l’âge de sept à huit semaines mais le chiot n’est immunisé à 100% qu’après la deuxième vaccination qui a lieu à trois mois ". Cela dit, après la vaccination, on conseille fortement de garder le chiot dans son environnement initial pendant plusieurs jours pour protéger son système immunitaire. Dans ce cas-ci, Camille a reçu Winston le lendemain du jour de sa vaccination. L’éleveuse explique : " Selon la loi, les chiots peuvent partir à huit semaines de l’élevage, moi ça fait huit ans que j’élève, tous les autres chiots sont partis entre huit et neuf semaines, y a jamais eu de problèmes, jamais eu de chiot décédé de parvovirose ou quoi que ce soit "…

Dans un premier temps l’éleveuse avait proposé de rembourser la moitié à titre de dédommagement, Camille a refusé estimant qu’elle avait droit au remboursement intégral. Comme l’éleveuse estime n’avoir rien à se reprocher, chacune campe sur ses positions et actuellement la situation est au point mort quant à un éventuel dédommagement. 

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