Taxe Rose : quand les femmes paient plus cher que les hommes

La "taxe Rose" est une taxe invisible sur des produits destinés aux femmes qui coûtent plus chers que ceux destinés aux hommes, même lorsqu'ils sont identiques.

Quels exemples ?

Parmi les exemples les plus connus, le rasoir. Mais on trouve aussi des différences de prix sur des jouets pour enfants (le jeu rose plus cher que le bleu) ou des parfums. Les exemples les plus flagrants restent les coiffeurs ou les pressings. Chez ces derniers, on justifie les prix plus élevés par le temps plus long consacré au repassage d’un chemisier par rapport à une chemise pour homme. Les matières seraient aussi plus délicates et parfois plus difficiles à traiter.

Sur internet, les exemples fourmillent. Mais tous ne sont plus vérifiables aujourd’hui.

Le phénomène serait-il moins important qu’auparavant ? Monté en épingle par les féministes ? Nous avons pu relever nous aussi des exemples mais il a fallu chercher un peu.

Quand les femmes se font entendre !

Aucune étude récente ne peut objectiver le phénomène en Belgique.

Les réseaux sociaux seraient-ils passés par là ? C’est en tout cas l’hypothèse d’Isabella Lenarduzzi, fondatrice de Jump. Les féministes ont relayé le phénomène.

" Les marques ne font que s’adapter aux bad buzz créés par les femmes. C’est grâce à la voix de femmes, à la diffusion sur les réseaux sociaux, que les femmes se sont rendues compte qu’on les prenait pour des imbéciles et se sont révoltées. Les marques ne peuvent pas continuer à maltraiter la plus grande partie de leur marché puisque se sont elles qui décident de l’achat de biens de consommation à 80%. C’est  juste une adaptation des marques."

" Les femmes sont moins riches de 40 % que les hommes "

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money in mans wallet, empty womans wallet © Peter Cade - Getty Images

Le plus souvent, on parle de différences de quelques centimes, voire de quelques euros.

Mais ces petites différences viennent s’ajouter à une autre, beaucoup plus importante celle-là, nous explique Isabella Lenarduzzi.

" Globalement les femmes sont moins riches de quasiment 40 % par rapport aux hommes. Les plus pauvres de la société sont des femmes à la pension ou des femmes cheffes de familles monoparentales, et malgré tout on essaie encore de les faire payer davantage les mêmes produits que les hommes, et malgré tout on essaie encore de les pousser à la consommation !  Il faut vraiment reprendre cet avenir dans nos mains, ne pas laisser faire les marques, ne pas les laisser nous traiter comme des cruches !  "

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