Substituts végétariens: une alternative valable à la viande ?

On nous l'a dit et répété : nous mangeons trop de viande ! L'idée a fait son chemin, même chez les non-végans. Si on est soucieux de ce constat, un des premiers réflexes est de se diriger vers les substituts végétariens. Mais est-ce une bonne chose pour notre santé ?

Bon nombre de substituts végétariens prêts à l’emploi présentent un Nutri-Score A ou B. Ils se trouvent néanmoins en dehors de la pyramide alimentaire. Il est recommandé de manger le moins possible de produits hors pyramide.

Pas forcément plus sains !

On trouve des substituts aux viandes dans tous les supermarchés, facilement, puisqu'ils sont bien reconnaissables, dans leurs beaux emballages verts.

Les consommer régulièrement peut engendrer des risques de cancer, d'hypertension, de diabète et d'obésité.

Derrière ce packaging, l'idée que l'on va manger un aliment plus sain qu'une pièce de viande. "Une idée trompeuse ", selon le Docteur Delphine Pélerin, médecin nutritionniste et hypnothérapeute. " Souvent, ces aliments sont catégorisés comme hypertransformés ". Leur consommation à fréquence régulière peut engendrer des risques de cancer, d'hypertension, de diabète et d'obésité ".

Voilà de quoi planter le décor.

« Hypertransformés » ?

Par " hypertransformé ", on entend que le produit n'est pas " brut " comme le serait un concombre ou un morceau de veau. L'aliment a subi une transformation industrielle.

Dans le cas des substituts de viande, la présence de légumes est assez faible (de 10 à 60 % pour les aliments que nous avons testés.)
Le reste, c'est des oeufs, du fromage, des farines diverses, des additifs, conservateurs et autre amidon.

Ces aliments peuvent être consommés mais de façon très occasionnelle.

Ca en limite les qualités nutritives et les rend plus nocifs que les aliments bruts.

Il ne faut pas pour autant dramatiser ", précise le Docteur Pélerin. " Ces aliments peuvent être consommés mais de façon très occasionnelle. Du reste, tous ne se valent pas. Certains constituent des substituts très valables, là où d'autres n'ont aucun intérêt du point de vue nutritionnel et peuvent même être nocifs ".

Encore et toujours, il s'agit de lire la liste des ingrédients et le tableau nutritionnel au dos des emballages.

Lire les étiquettes et comparer !

C'est pas bien compliqué.
D'abord :  la longueur de la liste d'ingrédients est un bon indicateur du niveau de transformation de l'aliment. Moins cette liste sera longue, meilleur sera le substitut.

Ensuite, le tableau nutritionnel vous indiquera la présence de graisses, sucres et sel dans l'aliment. Evidemment, privilégiez les taux les plus bas :

Sel : max. 1,3g /100g
- Graisses : max. 10g/100g
- Sucres : Il ne devrait pas y en avoir !

À l'inverse, puisqu'il s'agit de remplacer de la viande, la présence de protéines doit être au plus haut. Le minimum ? Douze grammes de protéines pour 100 grammes de produit.

Dans la mesure du possible, les additifs ( colorants, sirop et les fameux " E " !, NDLR) et l'amidon sont clairement à éviter .

Enfin, au rayon des ingrédients à fuir : " Nous mangeons, consommons trop d'huile de tournesol. C'est clairement à éviter ", conclut Delphine Pélerin.

Manger moins de viande reste une bonne idée !

Ceci étant écrit, il ne faut pas baisser les bras !

Le Docteur Pélerin précise : " Manger moins de viande reste un conseil à appliquer, bien sûr... Simplement, la remplacer par des aliments prêts à l'emploi n'est pas une solution efficace ".

La solution végane, on la trouvera donc dans les aliments les plus bruts possible : le tempeh, le tofu, le quorn, le soja, le seitan ou les légumineuses (lentilles, pois,...).

Bien sûr, si votre idée était de trouver une solution rapide, préparer vous-mêmes des falafels... Comment dire ? Ca ne va pas le faire.

Mais remplacer du hâchis par du Quorn dans une bolo ou des dés de poulet par du tofu... Vraiment, c'est vite fait !


Retrouvez "On n'est pas des pigeons" du lundi au vendredi à 18h30 sur la Une et en replay sur Auvio.

Pour plus de contenus inédits, rendez-vous sur notre page Facebook.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK