Shopopop : se faire payer pour livrer les courses à votre voisin

Etre payé pour livrer les courses à vos voisins via une plate-forme collaborative ? C'est possible mais encore assez limité en Belgique. Le phénomène prend de l'ampleur avec l'arrivée du Français Shopopop au Cora de Hornu. Mais Colruyt a également développé son propre service, toujours en test, à Halle, Bruges et Gand. 

Il gagne 5 euros par course.

La toute première livraison Shopopop en Belgique date du 9 décembre dernier. Le tout premier livreur, Maged Andro, s'est rendu au Cora de Hornu, près de Mons pour prendre en charge les courses d'une cliente qui a commandé par internet. La formule est particulière. Tout le monde peut faire les courses de son voisin... mais pourquoi ? "Pour faire un peu d'argent en plus et être en contact avec les gens", Maged Andro gagne environ 5 euros pour chaque course.

Imposition au-delà de 6340 euros par an

A Hornu, il fallait, jusqu'à présent, venir chercher sa commande soi-même sur place au Cora Drive, une commande préparée dans le magasin. Le système shopopop, une plate-forme collaborative française, permet donc de vous soulager de cette ultime corvée.

Ce service s'est fortement développé depuis la crise du coronavirus. Il a un prix. Vous devrez débourser 9 euros 99. D'un autre côté, si vous vous décidez, comme Maged, de devenir livreur, vous pourrez gagner un certain montant.

Attention à l'imposition. Actuellement, pour l'éviter, il y a un plafond à ne pas dépasser comme le précise Chris Decoster, porte-parole de Shopopop en Belgique : "Pour l'année 2020, pour toutes les activités complémentaires, on peut aller jusque 6340 euros,comme indiqué sur le site du SPF Finances. Donc pas d'imposition, pas de taxe jusqu'à ce montant-là". Mais ça ne durera pas. Un changement législatif est en cours. Une imposition entrera certainement en vigueur en 2021.  

Colruyt teste une plate-forme collaborative

L'initiative Shopopop est pratiquement unique en son genre en Belgique. Il n'y a que Colruyt qui poursuit actuellement un test de plate-forme collaborative à Gand et à Bruges. A Halle aussi... et c'est là que Bianca Paelinck a décidé de faire des livraisons dans son quartier. A chaque course, elle gagne 7 euros. La cliente de Collect and go devra, elle, débourser 12 euros 50.

Pour Colruyt, c'est un nouveau canal de livraison, ce dernier kilomètre est très important pour le client. Et ça fonctionne, comme le précise Hilde Marcelis, responsable des projets innovations chez Collect&Go - Colruyt : "On voit que ça fonctionne bien en région urbaine. Là, on a évidemment plus de clients et de livreurs "voisin" parce qu'il y a une densité plus importante. Mais c'est un service qui peut aussi être développé dans des villes ou des communes moins grandes".

Reste à voir maintenant quel sera le comportement du consommateur lorsque la crise sanitaire sera terminée, lorsque la crainte de sortir aura disparu. 

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