Sextorsion: quand Skype devient un outil de chantage

Plusieurs fois par semaine, des jeunes hommes se présentent à la police pour faire état de cas de "sextorsion". Il s'agit d'une extorsion à caractère sexuel. Les filles sont également des victimes mais à un autre niveau : on les utilise comme appâts pour attirer les hommes. On les contacte sur les réseaux sociaux en les séduisant, en expliquant que c'est une agence de mannequin qui les a repérées. On les invite ensuite sur Skype et on les pousse à se dévoiler. Ces vidéos sont enregistrées et elles sont utilisées pour extorquer des jeunes hommes. 

Le contact se fait via des sites de rencontre. Un profil est créé sur base des images de la vidéo. Les maîtres-chanteurs draguent ensuite le jeune homme en expliquant qu'il est beau, attirant et qu'elle a envie de lui. La conversation continue alors sur Skype et le jeune homme peut facilement tomber dans le piège... Le piège ? Une fois les images enregistrées, la "femme" obligera le jeune homme à payer un certain montant contre la publication de la vidéo. 

Que faire ? 

Premièrement, il faut porter plainte à la police locale. Une fois la plainte déposée, il faut se rendre sur le site PLCC (Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité). Sur ce site, il faut remplir un formulaire de plainte en ligne. La coordination nationale et internationale permet de mieux cibler les maîtres-chanteurs. 

Il ne faut surtout pas payer. Les vidéos seront peut-être publiées mais elles ne seront pas publiques : cela veut dire que seule la personne intéressée pourra voir les images. Google, qui détient Youtube, est extrêmement réactif. Si vous signalez une vidéo, il la retirera très rapidement. 

Il faudra aussi penser à supprimer tout contact et changer ses mots de passe pour éviter d'être retrouver par le criminel. 

Finalement, il ne faut pas avoir honte... Signalez la fraude à la police et, surtout, le lien à Google. 

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