Salons d'esthétique : une réouverture cruciale

Une réouverture des salons d’esthétique lundi 1er mars prochain, ce n’est toujours pas confirmé, mais Marie-Stéphanie Cornet en a fait le pari. Cette patronne d’un salon de beauté de Jambes y croît et depuis quelques jours, elle met les bouchées doubles pour ce grand jour, après une fermeture exceptionnellement longue de quatre mois. Témoignage.

Avancer dans l’incertitude

Quand nous rencontrons Marie-Stéphanie Cornet, elle donne quelques derniers coups de rouleaux de peinture sur le mur d’un nouvel espace de soins : "Je n’aurais pas pu me permettre d’attendre demain l’annonce officielle pour pouvoir rouvrir mes agendas et, sur un laps de temps de 48 heures, remplir mes agendas. J’ai des esthéticiennes qui sont là. Je dois les payer et donc, ici, on a vraiment dû faire comme si c’était confirmé."

Je n’aurais pas pu me permettre d’attendre demain l’annonce officielle pour pouvoir rouvrir mes agendas !

Cette réouverture lundi après 4 mois de fermeture, Marie-Stéphanie l’espère plus que tout. Pour cause, il y a tous les frais et les investissements qui ont été engagés. Exemple avec cette cabine de soins post-covid qu’elle nous présente : "Nos tables sont protégées par un film plastique qui n’est effectivement pas spécialement joli, mais qui nous permet d’avoir une désinfection complète de la table où la cliente va s’installer. Nous avons investi dans les appareils que vous voyez ici qui sont des appareils de stérilisation UV pour pouvoir désinfecter, stériliser d’une certaine manière toute la cabine. Alors, on a également respecté une des mesures qui nous était imposée, c’est-à-dire l’installation de détecteurs de CO2 dans les locaux."

Nouveaux aménagements

Les produits périmés ont été remplacés par des nouveaux. Il a fallu aussi créer de nouveaux espaces de soins"Etant donné que toutes mes cabines n’étaient pas équipées de fenêtres, j’ai préféré utiliser cet espace-ci pour pouvoir avoir une aération convenable. On a fait installer des cloisons pour pouvoir avoir un espace quand même cosy."

Mes collègues vont avoir des difficultés à pouvoir justement récupérer le même rythme qu’à l’époque.

Ces aménagements sont indispensables. Ils lui permettent de rester rentable tout en respectant les mesures, comme elle nous l’explique : "Il fallait vraiment qu’on puisse récupérer le même rythme de travail qu’à l’époque. Maintenant, voilà ! Moi, je sais que j’ai cette chance. J’ai des locaux qui sont quand même très spacieux, avec beaucoup de possibilités. On est propriétaire, donc c’est vrai que je n’ai pas besoin de l’autorisation de qui que ce soit pour le faire, mais je me doute que la majorité de mes collègues vont avoir des difficultés à pouvoir justement récupérer le même rythme qu’à l’époque."

Marie-Stéphanie, elle, se sent prête. Son carnet de rendez-vous est plein. Ses caisses, elles, sont vides. Elle a tout misé sur une réouverture. Lundi, pour elle, ça passe ou ça casse.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK