Salles des ventes des huissiers: bonnes affaires en perspective

Des salles de ventes, il en existe un peu partout dans le pays. A côté des objets d'art ou des véhicules de collection qui s'échangent à prix d'or lors d'enchères très prisées, on trouve aussi des objets du quotidien qui proviennent de saisies judiciaires. Dans chaque arrondissement judiciaire, les huissiers de justice disposent d'une salle destinée à écouler ces objets. Leur but est d'en retirer le meilleur prix afin d'éponger une partie des dettes des personnes condamnées en Justice. C'est le dernier maillon de cette chaîne judiciaire : la procédure d'exécution de la décision du tribunal.

Une voiture à... 25 euros !

Le malheur de certains fait le bonheur d'autres. Tous les jeudis, la salle des ventes des huissiers de justice de Bruxelles organise une série de ventes aux enchères. On y trouve des meubles, de l'électroménager, de l'informatique ou des machines-outils. Les objets sont consultables sur internet le mercredi, visibles à l'entrepôt le jeudi matin, quelques heures avant la vente. Parmi ce qui est saisi, les véhicules représentent une part importante. Lors de notre visite, une vieille Opel Vectra a été adjugée pour la somme ridicule de 25 euros ! D'accord, son ancien propriétaire a un peu personnalisé la peinture et a égaré les clés. Rien ne dit non plus qu'elle puisse toujours rouler. Mais les pneus étaient en bon état. A charge du nouvel acquéreur d'emporter la marchandise le lendemain de la vente.

Des frais parfois élevés

A côté de cette épave, une BMW Série 1 diesel en parfait état et affichant moins de 40 000 km au compteur a été achetée 8 800 euros. Un bon prix auquel il faut cependant ajouter 30% de frais de vente. Ce qui porte le montant final à 11 440 euros. A noter que les frais sont annoncés au début de chaque vente et varient entre 20 et 30%. A ne pas négliger au moment de s'engager car le paiement a lieu au comptant, à l'issue de la vente.

Mais malgré les frais, il est possible pour un acheteur de réaliser de vraies bonnes affaires d'autant que certains créanciers, comme les pouvoirs publics, ne laissent rien tomber. Ainsi, lors de notre visite, un jeune homme est reparti avec une armoire pour un euro, plus vingt centimes de frais. Même pour l'utiliser comme bois de chauffage, ce n'est pas cher payé.

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