Salé, paprika ou épicé ? Trois cousins pour une nouvelle marque de chips

Ils sont trois. Ils sont Belges. Ils sont amoureux de la pomme de terre. Thomas, Stany et Antoine sont cousins. Ils partagent aujourd’hui une même passion pour la chips. Cultivateurs dans la région de Namur, ils ont décidé de transformer une partie de leur production en " Les chips de Lucien ".

Lucien ? C’est le prénom de leur grand-père … vraiment ces trois-là ont décidé de faire dans le familial-local-belgo-belge et naturel ….

L’histoire commence en décembre 2019. Les cousins décident de consacrer une partie de leurs cultures de pommes de terre à la fabrication de chips.

Nous produisons quelques centaines de kilos de chips par jour à partir de la production de quelques hectares de champs de pommes de terre.

Thomas Cnockaert, un des trois comparses précise : " Six personnes s’activent à l’atelier de fabrication situé dans le zoning artisanal de Mettet. Les pommes de terre proviennent de nos champs à quelques kilomètres de là. C’est vraiment du local. "

Lourds investissements

" Les chips de Lucien " ne font pas (encore) vivre les cousins. Ils poursuivent, en parallèle, l’exploitation de leur ferme respective. Ils ont d’ailleurs préféré la location à l’achat d’un bâtiment pour accueillir leur atelier de transformation. Ils ont dû faire des choix.

Nous avons minimisé les investissements en marketing. Il faut dépenser beaucoup pour se faire connaître.

" Il y a la création d’un site internet, les démarchages en magasins, les displays c’est-à-dire les étagères de présentation de nos produits et aussi la publicité. Il faut compter plusieurs dizaines de milliers d’euros pour ce poste de marketing. Ainsi, par exemple, on va bientôt sortir un emballage bilingue, eh bien, ça, ça coûte environ 10.000 euros. "

Belgo-belge

Pour l’instant, la marque présente 4 saveurs : légèrement salée – paprika – poivre et sel – épicée.

Les chips de Lucien sont actuellement présents dans 500 points de vente, dans des épiceries fines, chez des producteurs locaux et des franchisés AD, Proxy et Shop&Go Delhaize, Intermarché et Spar, surtout en Wallonie et à Bruxelles.

L’objectif est de s’étendre à la Flandre, à toute la Belgique. C’est un produit national. La France et le Grand-Duché de Luxembourg sont également intéressés.

100% différent !

Et lorsqu’on lui pose la question : " en quoi êtes-vous différent des chips Crocky, par exemple ? ", il répond : " Nous sommes 100% différent. La seule chose que nous avons en commun, c’est la pomme de terre. Nous pratiquons une cuisson à basse température, ce qui évite l’apparition d’acrylamide (ndlr : un sous-produit naturel classé par le Centre International de Recherche contre le Cancer et l’OMS comme probablement cancérigène pour l’homme). Nous utilisons aussi un système qui permet de supprimer de la matière grasse à la surface du chips ce qui le rend 15% moins gras que la plupart des chips. Enfin, toutes les épices que nous utilisons sont naturelles … pas d’exhausteurs de goût ni d’additifs E quelque chose ".

Le ton est donné : c’est local, Belge, c’est naturel mais … c’est aussi plus cher ! Un paquet de 125 grammes coûte 2,30 euros... un paquet de Crocky du même poids coûterait 0,78 euros. " Nous fabriquons des chips de catégorie " Premium " … il faudrait plutôt nous comparer à des marques comme " Tyrell’s " ou " Kettle ", se défend Thomas. Nous avons vérifié : ces deux marques sont en effet plus onéreuses mais toujours moins chères que " Les chips de Lucien " soit, pour 125 grammes 1,86 euros pour les Tyrell’s et 1,46 euros pour les Kettle. Le consommateur choisira …

Du bio ? Du vrac ?

Nous aimerions proposer des chips bio et non bio en vrac. C’est prévu pour fin de cette année.

L’ambition des trois cousins est, non seulement de s’étendre sur l’ensemble du territoire national, mais aussi de développer des chips bio …  " ..avec une variété de pomme de terre qui est actuellement en cours de développement et dont nous ne pouvons pas révéler le nom.

Toute l'année ?

Quand on veut proposer un produit artisanal basé sur une production propre, il faut aussi compter sur la nature. La récolte de pommes de terre s’effectue en septembre. Elles peuvent être conservée jusqu’au mois de juillet. Il y a donc un manque évident du produit de base au mois d’août. " Nous comptons bien résoudre ce problème en faisant du stock ", ajoute Thomas.

Pour " Les chips de Lucien ", il y a encore du travail. Il faudra donc stocker, parfaire sa connaissance du néerlandais, consolider son assise financière et poursuivre l’effort. Thomas, Stany et Antoine ont encore du chips sur planche !