Quand une série Netflix booste les ventes de jeux d'échecs

C’est le carton de cette fin d’année sur Netflix ! Adapté du roman de Walter Tevis "The Queen’s Gambit", Le jeu de la dame est une série de sept épisodes qui raconte l’ascension d’une jeune orpheline (incarnée par Anya Taylor-Joy) dans un milieu dominé par les hommes.

Sur le papier, le pari pouvait sembler risqué. Pourtant, la série passionne les foules, qui redécouvrent le jeu. Et les ventes d’échiquiers décollent.

Les ventes explosent !

Depuis deux semaines, les chiffres sont proches de ceux d’une veille de Noël !

Pierre Moulin, responsable de la Maison des Echecs, à Bruxelles. "Par rapport à l’an denier à la même époque, nous vendons environ le double d’échiquiers, mais pas seulement. Les nouveaux clients ne se contentent pas d’un jeu. Ils investissent aussi souvent dans un manuel pour dépasser le simple apprentissage des règles" poursuit-il.

Parmi les nouveaux joueurs, des joueuses. Voire de jeunes joueuses, qui se piquent d’intérêt pour l’un des plus vieux jeux du monde.


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Le premier confinement avait déjà boosté les chiffres des parties jouées sur les plateformes en ligne. Avec la Saint-Nicolas qui approche et Noël qui se profile, les loisirs limités pour cause de second confinement, le contexte était favorable. Netflix a fait le reste !

Comment Netflix révolutionne l'image des échecs

La série embarque le téléspectateur dans les années 60 et relate le parcours d’une jeune orpheline américaine, génie des échecs, qui se débat avec ses addictions et se confrontera aux plus grands joueurs de l’époque. L’esthétique est soignée, l’actrice époustouflante, et l’intrigue scotche le profane comme le connaisseur devant son écran, depuis la découverte du jeu à l’orphelinat jusqu’à la rencontre de l’héroïne avec les grands maîtres soviétiques.

Netflix a réalisé l’exploit de rendre les échecs télégéniques !

Laurent Wéry, Vice-président de la Fédération Echiquéenne francophone de Belgique. "La série permet de parler du jeu dans les médias, nous donne l’occasion de nous faire connaître, et surtout, casse l’image d’un jeu qui serait réservé aux intellectuels, plutôt masculins et relativement âgés".

Aujourd’hui, la FEFB est partenaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Environ 350 écoles jouent aux échecs. Un chiffre qui pourrait bien augmenter dans les mois à venir, si le soufflé ne retombe pas trop vite.

Archive JT : les bienfaits des échecs (reportage de 2012)

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