Quand la haute couture se veut (presque) abordable

Bon, coupons court à toute discussion : il y a un "presque" dans le titre. C'est que les créateurs de mode ne se bradent pas. Même les éventuels invendus des grandes maisons ne sont jamais soldés. D'ailleurs, il n'existe pas de magasin "outlet" de déstockage pour Chanel, Dior et autre Christian Lacroix. Mais en cherchant un peu, il y a tout de même moyen de réaliser de bonnes affaires.

Bruxelles, capitale de la mode de deuxième main

Bien entendu, à l'ère du numérique, on peut tenter sa chance sur internet afin de trouver la perle rare, mais les contrefaçons pullulent. Par contre, certains sites de seconde main, spécialisés dans la mode, sont réputés pour leur sérieux.

Mais pour être sûr qu'un vêtement ou un sac vous corresponde, rien de tel qu'un essayage dans une des nombreuses boutiques bruxelloises de seconde main. Sans en avoir l'air, Bruxelles est devenue au fil du temps un repaire de magasins de vintage. Ce phénomène, on le retrouve bien entendu dans d'autres villes européennes mais selon les spécialistes de la mode, notre capitale propose des tarifs très avantageux, souvent trois fois moins cher que ce qui se pratique à Paris par exemple. A un point tel que des boutiques françaises achètent chez nous pour ensuite revendre avec plus-value.

Pour réaliser de bonnes affaires, il faut accepter que les vêtements signés ne soient pas nécessairement neufs. Comme la mode est un éternel recommencement, il n'est pas incongru d'acheter un manteau Christian Dior des années quatre-vingt à 800 euros quand un neuf ne s'échange pas à moins de 15 000 euros ! D'autant qu'à moins de l'abîmer, cette pièce ne perdra plus de valeur, au contraire.

Anvers, l'autre capitale

En stylisme, on connait les écoles bruxelloises et anversoises. D'ailleurs, investir dans les tenues de jeunes créateurs belges peut aussi se révéler intéressant car certains d'entre-eux verront leur cote grimper dans le futur.

A côté de ses écoles de stylisme, Anvers propose quelques boutiques de luxe mais héberge aussi l'un des sites de vente en ligne les plus réputés dans le monde : Labellov. Dans le show-room qui sert de dépôt, des centaines de sacs de grandes marques attendent de trouver preneur en Belgique comme à Dubaï ou New-York. Le site sert de relais entre les vendeurs et les acheteurs, Labellov prenant une commission lors de chaque transaction. On trouve ici un Delvaux presque neuf à 2 400 euros au lieu de 4 600 ou un Céline à 1 700 euros à la place de 3 000.

Comme pour les vêtements, les sacs de luxe ne verront jamais leurs prix s'effondrer. L'investissement reste conséquent, même en occasion, mais la revente est aisée, parfois même avec un large bénéfice.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK