Prudence face aux produits toxiques, même dans les vêtements neufs

Aujourd'hui il faut se méfier de tout. On trouve par exemple des produits toxiques partout, même dans les vêtements neufs. Il y en a dans tous les tissus, vêtements, linge de lit : couette, drap, matelas, coussin sont souvent traités par des retardateurs de flamme au brome, des traitements anti-acariens à très toxiques. L’industrie textile, nous en avons souvent parlé, est la deuxième industrie la plus polluante au monde après la pétrochimie.

Une composition qui échappe à notre vigilance 

On fait de plus en plus attention à ce que nous mangeons et ce que nous utilisons pour la toilette ou l'entretien, mais les vêtements que nous portons échappent parfois à notre vigilance. En effet c'est compliqué, la liste des composés chimiques qui entrent dans la composition des vêtements et du linge est immense : teintures, traitements assouplissants, anti-flammes, hydrofuges, anti-moisissures, anti chiffonnage,... La fabrication de la majorité des vêtements se fait principalement en Asie et là, les réglementations existent à peine et échappent pratiquement aux contrôles.

C'est également plus compliqué que l'on ne pense pour acheter un vêtement pour bébé en coton certifié bio, mais rien ne dit qu'avec la teinture et les autres additifs on n'y ajoute pas des tas de produits chimiques...

Des labels pour un linge sans additifs toxiques

Heureusement, il y a des labels pour garantir un linge sans additifs toxiques. Oeko-Tex garanti l'absence ou la très faible teneur de produits toxiques dans le textile mais n'a pas de critère sur la façon dont la fibre a été cultivée, avec pesticide ou non. Un autre label très intéressant, c'est le GOTS, qui comporte des critères sur la culture, sur la toxicité des additifs, mais aussi, il ne faudrait pas les oublier des critères sociaux qui protègent les travailleurs obligés d'utiliser ces produits dangereux...

Le conseil est de dire qu'il faut laver les vêtements neufs, surtout ceux de bébé avant de les porter. C'est la moindre des choses : laver ses vêtements avec de la lessive non toxique une ou deux fois avant de les porter pour la première fois, ou bien les faire tremper quelques temps afin de les faire dégorger. Parce que dans certains cas le lavage casse les fibres, ce qui peut aussi libérer des produits nocifs. 

Il faut donc privilégier des matières naturelles, les colorants et apprêts qui "accrochent " aux synthétiques  et qui sont en général plus allergènes que ceux pour le coton, le lin ou le chanvre. Acheter aussi des vêtements de seconde main qui ont déjà été portés et lavés plusieurs fois. C'est une super solution économique et écologique. Enfin, il serait peut-être également plus sage d’éviter les vêtements aux propriétés extraordinaires de type "infroissable", "intachable", "anti-transpirant" ou "imperméable", ainsi que les couleurs très vives ou les surimpressions en plastique.

Perturbateurs endocriniens, métaux lourds et nanomatériaux : certaines de ces substances sont interdites, d’autres "réglementées". Voilà ce qu’on a pu trouver à leur sujet.

  • Le Dichloromethane : extrêmement irritant. Il s’agit d’un solvant souvent présent dans les jeans fabriqués en Asie.
  • Le Dimethylfumarate : antifongique cancérigène interdit en Europe mais habituellement présent dans les textiles et cuirs importés de l’étranger où son usage n’est pas réglementé.
  • Les Phtalates : utilisés pour assouplir les plastiques comme le polyester. Ce sont des perturbateurs endocriniens notoires particulièrement présents sur les dessins et les inscriptions imprimés sur les tissus.
  • Le Formaldehyde : contribue à rendre infroissables, résistants et imperméables les vêtements. Il accroît aussi le risque de développer de l’asthme et des allergies, et provoque des irritations des yeux et des voies respiratoires
  • Les composés perfluores : ce sont des tensio-actifs qui protègent les fibres des graisses et de l’humidité. Plus faciles à nettoyer, ces textiles provoquent également des problèmes d’infertilité, des cancers et des problèmes immunitaires et neurologiques. 
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