Printemps sans pesticides, des idées pour jardiner au naturel

La semaine dernière, une enquête sur ce qu'un enfant pouvait ingurgiter comme pesticides pendant une journée a été diffusée. Et le résultat était plutôt interpellant. En effet, un laboratoire de Gand avait, à notre demande, recherché les traces de pesticides dans des aliments que nous avions prélevés. Nous avions fait analysé tout ce qu'un enfant avait mangé du petit déjeuner au souper. Nous avions alors retrouvé les traces de 38 pesticides différents. 

Le professeur Bruno Schiffers, qui dirige à la faculté de Gembloux le laboratoire de phytopharmacie, nous conseillait de privilégier au maximum les aliments bio. Et pour éviter les pesticides qui menacent notre santé mais aussi notre environnement, autant jardiner de manière naturelle. C'est notamment ce que propose la campagne le "Printemps sans Pesticides", qui fête cette année ses dix ans. C'est une campagne qui a été initiée par le ministre wallon de l'environnement et coordonnée par l'ASBL Adalia.

Isabelle Bourge, coordinatrice de cette ASBL : "Notre choix est de dire qu'il existe des alternatives aux pesticides. Il y a des tas d'acteurs qui peuvent le montrer. Depuis dix ans, on met en place cette action qui sert à informer, sensibiliser sur les dangers des pesticides. Et puis surtout, l'objectif est de montrer qu'il existe des alternatives efficaces à tous ces produits de synthèse. 

Durant tout ce printemps, il y a 200 actions qui vont être prévues sur toute la Wallonie et il y a des tas d'acteurs différents qui ont mis en place des actions qui, à chaque fois, ont l'objectif de dire 'Moi, j'arrive à m'en passer, qu'est-ce que j'ai envie de vous montrer ? " Comment arriver à convaincre le citoyen que dans son jardin, il n'en n'a pas du tout besoin ?!".

Tout le monde peut proposer une activité

"Les acteurs qui souhaitent proposer une activité peuvent être un particulier qui a réussi à ne pas utiliser de pesticides dans son jardin et qui a envie de le montrer à son quartier, ça peut être une commune qui va faire une conférence suivie d'un débat car elle n'utilise plus de produits dans ses espaces verts et qu'elle veut en débattre avec ses citoyens. Ça peut être également une école qui veut sensibiliser sur le sujet et qui fait par exemple un petit-déjeuner avec des produits un peu plus biologiques et qui invite les parents,... 

Actuellement, les gens ont conscience que ces produits représentent un danger pour leur santé et pour l'environnement. Mais ils sont encore en recherche de solutions. Et c'est cela que va apporter la campagne. Toutes les actions qui sont menées vont pouvoir leur donner des informations très concrètes et très pratiques".

Si vous souhaitez montrer ce que vous savez faire et que vous voulez échanger sur le sujet, rendez-vous sur le site de l'action.

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