Pourquoi le délai d’obtention des résultats d’un test PCR-COVID est parfois si long ?

Pourquoi faut-il attendre aussi longtemps avoir d'avoir les résultats du test au covid-19 ?

Inégaux devant les délais d’attente

Après avoir attendu parfois de longues heures dans les files des centres de dépistage, s’enclenche alors le compte à rebours des résultats.

Aujourd’hui on peut connaître son statut Covid en 24h, mais parfois aussi il faudra attendre dans l’angoisse durant près d’une semaine !

Alors, comment expliquer un tel écart de traitement ? Petit catalogue de tous les grains de sable qui peuvent enrayer la machine.

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Analyse sang covid © Westend61

Des labos éloignés des centres de dépistage

Première explication, la situation géographique des laboratoires. A Jambes par ex, les écouvillons sont analysés à Bruxelles et non à Namur. Ces déplacements prennent déjà du temps.

Ils sont dus aux accords commerciaux conclus entre partenaires.

Le bon élève

Pour mieux comprendre les autres raisons des délais inégaux, nous nous sommes rendus à Fernelmont aux laboratoires Olivier. Un labo qui traite 1500 tests par jour et qu'on peut qualifier de bon élève en termes de délai !

On y garantit des résultats en 48 à 72h grand maximum.

Pour offrir ce résultat l'entreprise a tout d’abord mis en place un secrétariat exclusivement dédié au Covid. Ce que tous les labos n’ont pas forcément fait.

Un secrétariat qui a fort à faire avec la gestion des documents incomplets !

Il n’est pas rare nous apprend une employée administrative que les demandes d’analyse soient incomplètes. Il y manque le nom du médecin prescripteur, celui du patient, des échantillons parviennent aussi sans aucune demande. Il faut alors enquêter et donner des tas de coups de fil.

Une belle perte de temps !

Toujours ce manque de matières premières

Autre explication bien connue celle-là, certains labos font toujours face à des ruptures de fournitures qui bloquent alors toute la chaîne pour plusieurs jours. Si les grosses structures sont parvenues à négocier avec des fournisseurs fiables, certains labos, plus petits, ont toujours du mal à se fournir en matériel. Il manquerait toujours de réactifs et de matériel.

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Echantillons de sang, covid © Lucas Ninno

Des échantillons qu’il faut sécuriser

Pour gagner du temps, les labos demandent aussi de recevoir des tests inoffensifs.

Les échantillons reçus aujourd’hui par les laboratoires sont potentiellement virulents. Il faut donc détruire l'éventuelle charge virale manuellement avant de lancer l’analyse PCR. Cette procédure prend du temps et cette opération pourrait avoir lieu en amont, juste après la prise d’échantillons par ex.

Les autorités promettent une solution pour fin septembre.

Des tests qu’il faut re-tester !

Perte de temps également, certains résultats imprécis exigent une 2ème analyse complète. Cela double le temps de traitement. Il s’agit de résultats qui laissent place à plusieurs interprétations. Et en la matière, on ne peut se le permettre, d’où la nécessité de refaire toute la procédure de test.

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Examen d'échantillons en laboratoire © Solskin

Augmenter la cadence

Pour offrir un délai raisonnable aux patients, le laboratoire Olivier travaille de 7 à 23h tous les jours et même une partie du dimanche. Du personnel supplémentaire a été engagé et les locaux confinés ont été agrandis.

Vient alors la difficile équation de la capacité du labo et des nombreuses nouvelles demandes.

Certains labos prendraient aujourd’hui trop de demandes, mettant en péril les délais de traitement et donc d’attente.

Pour ne pas être submergé, il faut donc refuser tous les jours de nouveaux clients, ce qui peut être parfois commercialement douloureux.

Savoir dire stop et connaître ses limites opérationnelles, c’est justement ce que s’apprête à faire le laboratoire Olivier. En date du 28 septembre il n’ analysera plus aucun échantillon de voyageurs en partance !

Laissant la main aux structures des aéroports et des voyagistes.

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Analyse sanguin © Thana Prasongsin

Le conseil du jour

Il n’est pas rare (en plus de tous ces grains de sable évoqués pouvant enrayer la machine), que les résultats soient disponibles mais non communiqués au patient.

Pour éviter cette attente supplémentaire inutile, il est conseillé de bien activer tous les canaux rapides de communication existants.

Peu le savent, mais il est possible si cela est spécifiquement demandé au médecin prescripteur, d’être averti du résultat par sms directement depuis le laboratoire…

Notons enfin que les laboratoires Olivier participeront à l’opération découverte entreprises le 4 octobre prochain. De quoi répondre à toutes les questions légitimes que peuvent se poser aujourd’hui les citoyens.

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