Plus de la moitié des pompes funèbres contrôlées sont en infraction par rapport à la loi

C'est un moment très difficile à vivre, et quelque-chose que l'on souhaiterait éviter, mais malheureusement, des funérailles, cela coûte un certain prix: entre 3000 et 5000 euros, et ça peut évidemment aller au-delà. Il faut compter en moyenne 3500 euros en Wallonie et 4 500 en Flandre, 1200 euros pour un service de base. La crémation, c'est 500 euros en moyenne. L'urne, minimum 100 euros et le monument 1000 euros.

Et comme pour tout le reste, tout augmente avec le temps, même dans ce domaine. Ça augmente même plus vite dans ce secteur que dans d'autres. En effet, il y a eu 35% d'augmentation ces dix dernières années. Et le ministre des consommateurs vient de mener une enquête sur le secteur. Les agents ont visité pas mal d'entreprises, et le moins que l'on puisse dire, c'est que le ministre n'est pas content. Sur 202 contrôles, 130 entreprises sont en infraction.

Parfois des infractions administratives, où les entreprises de pompes funèbres ne sont pas régulièrement inscrites à la Banque Carrefour. Et là où ça coince, c'est dans l'information donnée aux clients. Notamment avec des prix qui ne sont pas affichés dans l'entreprise: 114 entreprises n'indiquaient pas correctement les tarifs. Il y aussi le problème du bon de commande qui n'est pas réglementaire. C'est moins fréquent, mais on voit aussi que certaines entreprises de pompes funèbres se font payer en liquide, ce qui est interdit. Parfois même elles proposent un crédit, alors qu'elles n'en ont pas l’autorisation.

Difficile de refuser de l'argent liquide d'une famille en deuil 

Denis Fontaine, des pompes funèbres de Charleroi, a donné quelques renseignements: " On a eu un contrôle il y a deux mois du ministère des affaires économiques. On a eu trois remarques: la première, c'était parce-que sur 200 factures, trois personnes avaient payé en liquide. Le fait de payer en liquide, ce n'est pas du blanchiment d'argent quand on reçoit moins de 2999 euros. Quand les familles sont confrontées à ces situations difficiles, et qu'elles veulent payer en liquide, leur compliquer la vie en refusant qu'elles payent en liquide chez nous, ce n'est pas évident... ".

Un métier où l'on impose plus de choses qu'il y a dix ans

"Dans le domaine, chacun a sa méthode de travail. Le principal, c'est que le client ait bien reçu les informations et qu'il sache à quoi il s'engage au moment où il signe un bon de commande. Il faut savoir aussi que dans notre métier, on nous impose beaucoup plus de choses que ce qu'on nous imposait il y a dix ans. Actuellement, les villes ne veulent plus enterrer les défunts. Les villes ne touchent donc plus les cercueils quand nous arrivons dans les cimetières, et donc nous devons nous-mêmes enterrer les personnes. Le fossoyeur n'enterre plus. Et ce que la ville gagne en personnel, c'est ce que nous devons payer.

Il y en a certainement qui trichent et qui abusent, comme dans tous les métiers, mais les entreprises qui fonctionnent le mieux, c'est celles où les clients sont satisfaits, et qu'ils ont eu tous les renseignements qu'ils souhaitaient aux moment venu, c'est sur ça qu'il faut se baser". 

L'idéal en la matière, c'est de comparer les prix avant, de faire le tour du marché, et peut-être de réserver une enveloppe financière qui permettra de payer vos funérailles le moment venu, les assurances n'étant pas toujours une bonne chose.

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