Plus de 2000 produits dangereux retirés du marché l'an dernier: les jouets en ligne de mire

La commissaire européenne aux consommateurs, Vera Jourovà, a reçu la presse en grandes pompes, hier, à Bruxelles. Objectif: dresser le bilan 2017 du Rapid Alert System, le système européen qui permet un échange rapide d'informations entre les états membres sur les produits dangereux non alimentaires. Chaque pays a apporté une panoplie de produits qui ont fait l'objet d'une alerte. Dans la grande majorité des cas, ce sont des jouets. Et le grand gagnant, en 2017, c'est le spinner, cette petite toupille colorée qui a connu un grand succès auprès des enfants. Le problème avec certains modèles de spinner, c'est que les petites pastilles lumineuses se détachent et peuvent facilement être avalées par les enfants. Beaucoup de spinner ont été arrêtés aux frontières européennes et, parfois, carrément détruits. Même souci avec des barbies: sur certains modèles, on a détecté la présence de phtalates. A chaque fois qu'un pays membre repère un problème avec un produit, il en informe immédiatement les autres pays européens via le système d'alerte rapide. Chacun prend alors des mesures identiques comme, par exemple, le retrait temporaire ou définif du marché.

Plus de 2 000 produits retirés

L'an dernier, 2 200 produits dangereux ont été retirés du marché, en Europe. L'Allemagne détient le record avec 354 produits signalés. La Belgique est parmi les pays qui en comptent le moins: chez nous, 18 produits ont fait l'objet d'une alerte. Dans la grande majorité des cas, ces produits provenaient de Chine (53%), moins d'un tiers étaient fabriqués en Europe.

La plupart du temps, les alertes sont lancées à la suite de campagnes de contrôles fréquemment organisées par les autorités nationales. Parfois, elles résultent d'informations fournies par le fabricant lui-même ou de plaintes émanant de consommateurs. Chez nous d'ailleurs, les plaintes peuvent être adressées au guichet central pour les produits du SPF-Economie (belspoc@economie.fgov.be).

A tout moment, le consommateur peut se tenir informé des produits jugés dangereux via le site du Rapex, Rapid Alert System. Le marché européen est donc sous surveillance, mais pas complètement sous contrôle. Un énorme secteur échappe, pour l'instant, au systéme: celui de la vente en ligne. L'europe est en pourparler avec de grandes plateformes comme Ebay, Alibaba ou Amazon afin qu'elles s'autorégulent au sujet des produits dangereux.

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