Peut-on se fier aux labels présents sur les aliments?

Aujourd'hui en radio, les Pigeons ont réalisé un petit voyage avec Robert Rémy dans le monde des labels alimentaires, parfois bien flous pour les consommateurs ... 

Robert a donné quelques conseils pour ne pas s'y perdre. Selon lui, " Des labels, il y en a de tous types. Mais il y en a un peu trop ... Et cela sème la confusion car certains recouvrent des réalités et d'autres, par contre, sont davantage des supports publicitaires et tentent à orienter le choix du consommateur. 

Pour ce qui concerne la composition des aliments, il y a un label chez nous qui est très connu et fiable, c'est le label rouge. Il se définit comme le signe officiel de l'aliment possédant des caractéristiques spécifiques et établissant un niveau de qualité supérieure. On peut citer les volailles fermières, des œufs, des charcuteries, divers fromages ...  Nous avons aussi deux labels essentiels à considérer comme fiables. Le label 'Magistral', qui concerne le jambon cuit et qui garantit une composition différente, avec beaucoup moins de sel qu'un jambon cuit traditionnel, pas de phosphates pour retenir l'eau, ni exhausteurs de goût. Il y a aussi 'Certus', qui lui, de la même manière, vise tout ce qui est issu du porc ". 

Un label européen obligatoire pour les aliments bio

Il évoque notamment les labels présents sur les aliments bio, très recherchés : " Quant au bio, depuis 2009, il y a enfin un label européen obligatoire. Ces produits doivent répondre à un cahier des charges légal et extrêmement précis. Les deux grandes caractéristiques des produits bio, c'est de renfermer moins d'additifs et également moins de résidus de pesticides. Ce à quoi s'ajoutent d'autres critères d'ordre environnemental ou éthique.

Pour les labels liés au commerce équitable et à l'environnement, il faut se méfier. Néanmoins, certains restent fiables. Notamment le label Fairtrade, qui favorise une production durable, et qui donne aussi pour mission d'assurer aux producteurs et à leurs familles un revenu décent. Il y en a deux autres également, mais pour le domaine de la pêche et de l'aquaculture. D'abord le label MMC, qui lutte contre la surpêche, et aussi le label ASC qui poursuit les mêmes buts mais dans le domaine de l'aquaculture, donc l'élevage du poisson et des produits de la mer ".

Enfin, il rappelle les conditions pour avoir un label fiable : 

  • Il doit se distinguer nettement du produit similaire n'affichant pas ce label
  • Il doit répondre à un cahier des charges précis pour pouvoir prétendre à ce logo
  • Il doit faire l'objet de contrôles réguliers assortis de sanctions en cas d'infraction à ces cahiers des charges
  • Le consommateur doit pouvoir s'informer à tout moment sur ce que recouvrent réellement de tels labels

Vous pouvez retrouver tous les conseils de Robert Rémy sur son site internet

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