Permis de conduire: voici tout ce qui change à partir du 1er juillet en Wallonie

L'obtention d'un permis de conduire, ça n'était déjà pas simple pour tout le monde avant... Et ce ne sont pas les nouvelles réformes en la matière qui vont aider les futurs conducteurs... En effet, ces réformes viennent s'ajouter au compte goutte dans la réglementation et forcément pas au même moment dans les différentes régions, sinon, ça serait trop facile.

Concrètement, en Wallonie, depuis le 1er janvier 2018, c'est le permis théorique qui a été modifié. Désormais des nouvelles thématiques sont ajoutées au questionnaire: comme les effets de l'alcool et la perception des risques par exemple. Mais ce qui inquiète le plus les candidats, c'est la réintroduction du principe de la faute grave.

Après deux erreurs relatives à des infractions jugées trop importantes (comme prendre un sens interdit, griller un feu rouge ou encore faire un demi-tour sur l'autoroute), l'examen est raté (puisque -5 la faute, donc en dessous des 41/50 pour réussir). Après deux examens théoriques ratés, c’est direction l’auto-école pour un rattrapage de douze heures. A Bruxelles comme en Wallonie c'est aussi le permis pratique qui subit quelques modifications.

Test de perception des risques

Pour nous en parler, nous avons contacté Marie de Backer, responsable de communication du GOCA (Groupement des entreprises agréées pour le contrôle automobile et le permis de conduire). Elle précise en effet que plusieurs choses vont changer. On va déjà passer de deux à trois filières possibles pour l'apprentissage.

Outre la filière libre avec guide et la filière auto-école où l'on suit les vingt heures de cours, il y aura un accès direct où le candidat pourra passer directement l'examen pratique après avoir suivi trente heures de cours à l'auto-école.

Ensuite, tous les candidats devront passer un test de perception des risques. Ce test doit être passé après avoir réussi l'examen théorique et avant l'examen pratique. En Wallonie, "l'épreuve se déroule par ordinateur. Le candidat reçoit différentes situations de circulation dans laquelle il doit identifier les dangers qui se présentent. Après deux échecs consécutifs, le candidat devra suivre 3h de cours en auto-école avant de pouvoir représenter le test", peut-on lire sur le site internet du GOCA.

Il y aura également un test d'aptitude pour les candidats qui ont suivi vingt heures d'auto-école et qui souhaiteraient recevoir leur permis provisoire pour pouvoir conduire sans guide. A ce moment-là ils devront passer ce test d'aptitude au centre d'examen. C'est une sorte d'examen pratique version "light".

Rendez-vous pédagogique

Il y a également une autre nouveauté, c'est le rendez-vous pédagogique, pour les candidats qui sont dans une filière libre. Ils doivent venir avec leur guide et ils vont suivre une formation de trois heures à l'auto-école. Ce qui est nouveau aussi à l'examen pratique ce sont les manœuvres, il y en aura plus. 

Pour l'examen pratique, le tarif ne change pas. C'est toujours 36 euros. Pour le test de perception des risques, il y a un tarif de quinze euros qui est prévu. Pour le test d'aptitudes, c'est soixante euros.

L'examen et la formation ne vont pas devenir plus compliqués. Il est important de comprendre que le candidat va être mieux encadré, il va être mieux suivi, et le but est d'améliorer la sécurité routière. Un candidat qui est bien préparé aussi bien pour son permis théorique que pour son permis pratique ne doit donc certainement pas s'inquiéter...

Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de la GOCA.

La brochure du GOCA sur l'examen pratique en Wallonie

null

null

La brochure du GOCA sur l'examen pratique à Bruxelles

null

null

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK