Ouverture des terrasses le 8 mai: fausse bonne nouvelle pour beaucoup dans l'HoReCa

Avec ou sans terrasses, des patrons du secteur HoReCa du Brabant Wallon entendent toujours ouvrir leurs établissements avant le 8 mai. Envers et contre tout et en dépit des interdictions. 

Leur action

Des dirigeants d'établissements HoReCa se sont mobilisés à nouveau ce jeudi, au lendemain des annonces du Comité de Concertation permettant la réouverture des terrasses à partir du 8 mai. Pour tous ces patrons, rouvrir les terrasses uniquement, c'est une fausse bonne nouvelle.

Quitte à se mettre en infraction, ils affirment donc vouloir ouvrir coûte que coûte à partir du 1er mai en intérieur et en extérieur. Et pour faire entendre leur voix, ils ont réuni leurs revendications dans une vidéo tournée à Nivelles et dans différents établissements du Brabant Wallon.  

Leurs arguments

Qu'est-ce qui justifie cette obstination, cette détermination et ce forcing ? Certains pensent qu'ouvrir les terrasses, ce n'est pas fairplay pour les autres restaurateurs qui n'en ont pas.

Pour d'autres, rouvrir la terrasse uniquement est ingérable sur le plan pratique:  d'abord, à cause de la météo capricieuse en Belgique, ou pour d'autres, à cause de l'accès à la terrasse à l'arrière qui doit se faire en traversant le restaurant. 

Nous voulons la réouverture totale sans attendre le 8 mai

Leur inquiétude concernant les modalités d'application des mesures annoncées

Maxence Crombrugge, du Collectif Wallonie HoReCa, a entendu parler d'une réouverture des terrasses jusqu'à 20 heures, pas au-delà. Pour lui, c'est du foutage de gueule.

C'est pour ça que plus rien ne nous arrête

Que risque un resto qui ouvre le 1er mai ? Et les clients ?

Au moment d'écrire cet article, les sanctions sont multiples. Risque très élevé de fermeture, risque de saisie du matériel (pour empêcher l'éventuel à emporter), risque de poursuites pénales, des amendes entre 750 et 4 000 euros.

Pour les clients, l'amende est de minimum 250 euros.

Il se murmure qu'il pourrait y avoir une tolérance pour une "manifestation de protestation". Mais le message actuel reste la tolérance zéro.

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