Mini-trip à mini-prix: la Wallonie méconnue

Pour celles et ceux qui ne veulent ou ne peuvent partir loin cet été, ce qui suit va vous intéresser. L’équipe des Pigeons vous propose des vacances originales. Le concept tient en trois lignes : pas loin, pas cher et pas banal. Il s’agit de se dépayser sans quitter le pays, avec en poche cinquante euros pour deux jours. C’est le défi, en tout cas, que nous avons tenté de réussir. Deuxième destination : la région wallonne.

Première dépense : la location d’un vélo électrique. Nous prenons la direction de la Wallonie et en particulier de l’un de ses recoins les plus méconnus : Chimay et ses environs. Premier arrêt à l’étang de Virelles. On peut y pratiquer toute une série d’activités "nature", mais ce qui nous a attirés ici, c’est avant tout, une étrange bulle (Photo). Anne Sansdrap, la responsable communication du site de l’Aquascope nous accueille : "Nous voici dans l’AquaSphair et comme vous le voyez, c’est une vue complètement panoramique sur l’étang, d’un bout à l’autre, une vue à 180 degrés et puis alors aussi une vue sur le ciel, donc l’avantage, c’est de pouvoir dormir comme si on était en pleine nature, mais avec le confort, ou presque tout le confort, d’une chambre d’hôtel." Pour une nuitée dans ce cocon au milieu de la nature, comptez quand même 200 euros. On oublie donc.

Nous avons trouvé un autre moyen, toujours pour dormir sous un beau ciel étoilé, mais il coûte beaucoup moins cher. Au milieu de la forêt, en bordure de Ravel ou de sentiers de randonnée, des aires de repos ont été aménagées. Elles constituent le premier réseau belge de bivouacs. Corentin Levacq, le responsable de la Forêt du Pays de Chimay, nous explique le principe de ces aires de bivouacs : "On peut faire du feu. Voilà, une aire de feu, très simplement aménagée. C’est un peu dans le concept des bivouacs. Il n’y a pas beaucoup d’aménagements. Mais l’idée, c’est vraiment que les gens puissent dormir en toute légalité." Planter une tente ou dormir à la belle étoile ne vous coûtera ici strictement rien.

Un plat séculaire

A quelques coups de pédales de là, se trouve Lompret, l’un des plus beaux villages de Wallonie. Nous allons y déguster un plat d’origine espagnole devenu dans ces contrées, une spécialité locale. Du poisson, des oignons, des épices et une sauce à base de vinaigre. On appelle ce plat l’escavèche. Benoît Falise tient un restaurant où ce plat est préparé dans le plus grand secret. Il n’en donnera que quelques faits historiques : "C’est espagnol. Quand les Espagnols étaient chez nous… Trop de poissons dans les rivières, trop de gibier dans les bois… Donc, c’est un mode de conservation. On mettait tout dans de grandes amphores remplies de vinaigre." Pour ce plat typique, comptez une dizaine d’euros. La suite ne coûtera pas plus chère.

Un voyage dans le temps

On prend la direction de Mariembourg. On y découvre l’un des plus beaux chemins de fer à vapeur d’Europe. Didier Mosseray, le président du Chemin de fer à vapeur des Trois Vallées nous reçoit : "On a dans les touristes et dans nos voyageurs toute une panoplie de gens, que ce soient des adultes, des grands-parents, des enfants qui viennent découvrir évidemment ce qu’était le chemin de fer d’antan. C’est toujours intéressant. Les enfants sont généralement émerveillés de découvrir ce que les grands-parents ont vécu à l’époque. Et c’est vrai que c’est toujours intéressant à retrouver puisque ça se voit à très peu d’endroits, en fait." Entre 6 et 13 euros, c’est le prix du billet pour ce voyage dans le temps et au fil de l’eau. Bref, ce mini-trip de deux jours et une nuit en Wallonie, coûte au total moins de cinquante euros. Défi réussi donc. Se dépayser en restant au pays, et sans se ruiner, est de l’ordre du possible.

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