Les parkings intelligents pour redynamiser les commerces

Trouver un emplacement de parking en ville n'est déjà pas simple, mais quand il est gratuit, c'est encore plus compliqué. La plupart du temps, les places sont monopolisées par ce que l'on appelle les voitures-ventouses. Ces véhicules stationnent bien souvent devant des commerces et bloquent ainsi d'éventuels clients. Fort de cette constatation, plusieurs communes ont décidé de tenter l'expérience des parkings intelligents.

Des emplacements connectés

Pionnière en la matière, la ville de Courtrai a déjà installé plus de 800 boîtiers électroniques dans des emplacements de parking. Elle a été suivie par une dizaine d'autres communes, dont La Louvière et Saint-Ghislain en Wallonie. Ces petites boites, de la taille d'une boule de pétanque, disposent de capteurs et sont connectés aux ordinateurs communaux grâce à une antenne relais. Chaque fois qu'une voiture se gare au dessus, le compteur est enclenché. A Saint-Ghislain, on a opté pour une demi-heure de gratuité, en accordant quelques minutes de tolérance. Si l'automobiliste décide de rester plus longtemps, les agents contrôleurs sont avertis sur leurs appareils portables et peuvent alors apposer une redevance de stationnement sur le véhicule concerné. Avantage du système : il ne nécessite pas une présence permanente des contrôleurs sur le terrain. Le principe a fait ses preuves pendant six mois et le succès est tel que la commune a décidé d'ajouter une douzaine de boîtiers supplémentaires aux cinq existants.

Commerçants et clients satisfaits

Installé devant la pharmacie et la poste de la rue principale, le parking intelligent de Saint-Ghislain a permis une rotation beaucoup plus importante des véhicules qu'avant. En une demi-heure, on a le temps de procéder à quelques achats qu'on aurait peut-être pas faits s'il avait fallu chercher une place où se garer. Et si ce système enchante les commerçants, il plait aussi aux utilisateurs qui évitent de tourner inlassablement en ville en attendant une hypothétique place de stationnement.

L'autre point fort de cette technologie, c'est qu'elle est évolutive. Ainsi, Be-Mobile, la filiale de Proximus qui développe le système, travaille sur de nouvelles applications. Dans un futur proche, il sera possible de recevoir des informations directement sur son smartphone. Les touristes de passage pourront facilement être orientés vers les emplacements libres. Le capteur pourrait aussi très bien communiquer avec les panneaux électroniques d'informations disposés dans les villes. La mobilité de demain passera certainement par cette avancée technologique, une des étapes de transition vers la "smart city", la ville connectée.

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