Les herbes aromatiques, pas si bon marché

On les achète fraîches ou séchées pour assaisonner les plats. Quelques grammes, quelques feuilles et le tour est joué. Mais à quel prix? A priori, vu les étiquettes, pas grand-chose. Sauf que… Les herbes aromatiques cachent bien leur jeu. En observant les prix au kilo, on se rend compte que l’addition devient vite salée.

Ciboulette, basilic, persil, origan, thym… Autant de plantes a priori banales en cuisine vu le prix plus qu’abordable à l’unité. Oui mais, il y a un mais! Prenez le pot et analysez-le bien. La quantité contenue diffère souvent… En effet, pour le même tarif, on a 7g d’origan et 20g de laurier. De quoi faire réagir l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV) qui a publié les résultats d’une enquête effarante sur les prix de onze herbes utilisées quotidiennement : aneth, basilic, ciboulette, coriandre, estragon, etc.

Conclusion, les marques peuvent jouer sur les quantités pour tromper les consommateurs. Pour un format classique, la CLCV a observé des prix allant de 60 euros/kg pour des herbes de Provence, à 400 euros/kg pour de la ciboulette. À ces produits de base, les industriels n’hésitent pas à ajouter une valeur ajoutée qui peut rapidement faire grimper les prix.

La CLCV note par exemple que vous devrez débourser 675 euros/kg pour du basilic portant la mention "première saveur/cueillette fraîcheur", contre 785 euros/kg pour de la coriandre et jusqu’à 1100 euros/kg pour de la ciboulette, de quoi faire de la concurrence aux truffes ou encore au caviar.

Pourquoi ce prix ?

Qu’est-ce qui justifie de tels tarifs? Peut-on parler d’arnaque? Du côté des distributeurs, l’explication communément avancée est liée aux coûts de production, d’emballage et de mise en rayon.

Mais que dire du prix des pots de plantes aromatiques fraîches? Là aussi, le prix n’est pas anodin, même si au final, cela se révèle plus économique, surtout si on le plante. "Quand les plantes sont élevées en pot, explique Raphaël Carette, co-responsable de la jardinerie de la Ferme Nos Pilifs, vous payez le pot, le terreau mais aussi la pousse (certaines plantes ont besoin de chaleur pour se développer donc il y a des serres qu’il faut chauffer aussi) et la main d’œuvre. A noter que ces herbes sont plus résistantes que celles vendues en supermarché ".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK