Les franjynes, une alternative à la perruque

A l'heure actuelle, il existe les franjynes, une chouette alternative à la perruque pour les femmes atteintes d’alopécie. 

L’alopécie, c’est quoi?

L'alopécie, c’est la chute partielle ou complète des cheveux et, parfois, des poils et donc des sourcils, des cils, de la barbe, des poils des aisselles et du pubis. C'est un effet secondaire de certains médicaments de chimiothérapie et de la radiothérapie du crâne. Une alopécie est difficile à vivre, mais elle est temporaire si elle est due à une chimiothérapie. Pour aider les femmes à mieux vivre la perte de leurs cheveux, une jeune niçoise, Julie Meunier, a décidé de créer les franjynes, un mix entre un turban et des franges de cheveux synthétiques.

En effet, le moral est essentiel pour affronter les traitements qui eux, sont essentiels à la guérison. Et le moral passe bien évidemment par l’acceptation de son nouveau physique, transformé par la maladie. Julie a décidé de créer un blog appelé "Feminity & JY", où elle partage ses astuces beauté avec les autres personnes atteintes d'un cancer. Son blog et ses turbans ont très vite rencontrés un vif succès. Julie s’est mise alors à animer des ateliers où elle enseigne à d’autres malades comment nouer les rubans. Au final, après un an et demi de traitement, 24 chimiothérapies, radiothérapies et deux opérations, Julie est enfin en rémission. C’est à ce moment précis qu’elle a décidé de commercialiser ses créations.

Pour lancer son entreprise, Julie a fait appel au financement participatif

Julie n'avait pas tellement le choix, elle a plutôt été contrainte à faire appel au financement participatif. De fait, elle avait besoin de récolter 32 000 euros pour lancer son projet. Le problème c’est que comme Julie est en rémission, ni les banques ni les assurances n’ont accepté de la financer. Entre-temps, la loi française a changé pour les anciens malades du cancer. Ils n’auront plus à déclarer leur ancienne pathologie à l’issue d’un délai de dix ans après la fin de leur traitement et sans rechute.

Julie, elle, n’avait pas envie d’attendre dix ans pour aider toutes ces femmes atteintes du cancer à se sentir mieux. Elle s’est donc tournée vers la plateforme de financement participatif européenne appelée Ulule et elle a finalement récolté 35 000 euros pour démarrer sa start-up.

Début mai, les franjynes seront donc en vente mais sur le site internet qui est actuellement en cours de construction. Il existe sept modèles de nouages différents, un pour chaque jour de la semaine. Et six couleurs de mèches, du blond au gris, du châtain au blanc. Les rubans seront vendus au prix de cinquante euros et les mèches au prix de trente euros.

Version franjynettes 

Les franjynettes sont pour les petites filles. Elles fonctionnent sur le même principe et coûteront un peu moins cher : quarante euros le turban et trente euros les mèches de cheveux.

Les franjynes, beaucoup plus abordables que les prothèses capillaires 

Il existe des perruques en cheveux naturels, qui sont bien entendu plus chères que les perruques en cheveux synthétiques. Les prix des perruques "prêt-à-porter" en fibres synthétiques débutent aux alentours de 180 euros, et peuvent atteindre 600 euros selon le type de montage, c’est-à-dire si elle a été montée à la machine ou à la main. Le prix des perruques en cheveux naturels démarre lui, autour de 700 euros et peut atteindre plusieurs milliers d’euros pour une perruque faite à la main, sur mesure.

Qu'en est-il pour le remboursement des perruques?

Ce qui est bon à savoir, c’est que l’assurance peut intervenir dans l’achat de la perruque mais uniquement si il est écrit "prothèse capillaire" sur la facture, seule cette mention donne droit au remboursement. Mais lorsqu'on compare les prix, on comprend pourquoi les franjynes se présentent comme une bonne alternative aux perruques pour toutes les femmes atteintes d’alopécie.

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