Les examens à distance à l'ULB et l'ULg

Les examens dans les universités vont-ils se tenir ? La réponse est oui, mais de quelle manière ? Les Universités qui avaient jusqu’au 27 avril pour décider de la façon d’organiser les examens commencent à se prononcer.

À l’ULB et à l’ULg on n’a pas attendu pour renoncer aux examens dits : " Présentiels ".

Comprenez que le scénario où des dizaines d’étudiants qui se rendent dans un auditoire pour remplir des copies, vous ne le verrez pas cette année.

Tous les examens devront se tenir à distance.

Sur la page Facebook de l’ULB, on précise également que les défenses de mémoires seront soumises aux mêmes règles. Du côté de l’UC Louvain, on n’a pas encore pris de décision en ce sens, pour la bonne et simple raison, qu’on attend de savoir comment faire techniquement.

Comment éviter la triche ?

D’instinct on pense au risque d’avoir des étudiants pour qui le copion sera beaucoup plus facile à dissimuler cette année et le contrat de confiance entre étudiant et profs risque d’être dur à faire respecter. Il y a donc un véritable défi technique qui va devoir se préparer. On pourrait imaginer que les examens oraux par visioconférence seront privilégiés par exemple, mais pour l’instant, on ne voit pas dans la boule de cristal comment ça se passera réellement.

Ce qui est certain c’est que les universités veulent vraiment mettre en place des dispositifs égalitaires, qui permettraient à tous de passer leurs examens, y compris ceux pour qui l’accès au numérique n’est pas aussi évident. Il faudra s’assurer d’avoir une bonne connexion, un ordinateur. Là, on ne voit parfois pas d’autre solution que de mettre à disposition des locaux équipés d’ordinateurs mais où les mesures de distanciation et d’hygiène devront être scrupuleusement respectées.

Mais pour l’instant, on le rappelle, pas de dispositif miracle en place et pour certains auditoires avec des centaines d’étudiants, il faudra surement être inventif.

Va-t-il être facile de trouver un emploi ?

Nous sommes nombreux à avoir vécu ce stress du premier emploi le lendemain de la guindaille de la cérémonie des diplômes. Au-delà du fait qu’on n’est pas encore sûr que le confinement vous permettra de faire la fête, on estime que 100.000 jeunes, pas forcément des diplômes du supérieur, quitteront l’enseignement avant la fin de l’été et qu’ils éprouveront plus de difficultés à décrocher un premier emploi.

Comme notre économie est en partie forcée à l’arrêt, le redémarrage risque d’être très difficile. Ce contexte risque fort d’impacter sur une longue durée la trajectoire professionnelle de ces 100.000 jeunes. C’est l’économiste Bart Cockx de l’université de Gand qui l’affirme dans les colonnes de La Libre. Il a étudié les effets sur le parcours des personnes qui quittent l’école au moment d’une mauvaise conjoncture économique : "jusqu’à dix années après la fin de leurs études, leurs revenus restent inférieurs à ceux des jeunes inscrits au chômage dans un meilleur contexte et, dans certains cas, elles occupent une fonction moins favorable".

Un "handicap" qui touche différemment les moins qualifiés, qui connaissent plus de périodes de chômage, contre des diplômés, qui se retrouvent obligés d’accepter des boulots moins pertinents par rapport à leurs études et moins bien payés.

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