Les enfants préfèrent les spéculoos industriels à l'huile de palme

Une texture croquante, un goût épicé et une agréable odeur de cannelle. Le spéculoos fait partie des friandises apportées par Saint-Nicolas dans la nuit du 5 au 6 décembre. Ce biscuit typiquement belge à base de cannelle et de cassonade est incontournable. Les enfants en raffolent. Et à choisir, ils préfèrent de loin les marques industrielles.

On a testé 4 spéculoos

Ils sont 22, ils ont entre 8 et 10 ans. Les enfants de la classe de Madame Ly Detilleux à Anderlecht vont goûter à l’aveugle un spéculoos artisanal et trois industriels :

  • Le spéculoos artisanal de chez Dandoy, fournisseur officiel de la Cour à 3,85€ les 100 grammes
  • Le plus connu, Lotus à 0,66€ les 100 g
  • La marque distributeur de chez Delhaize à 0,60€ les 100 g
  • Et le moins cher, le spéculoos de chez Aldi à 0,45€ les 100 g

Du beurre uniquement chez Dandoy

Dans le lot, seul Dandoy utilise du beurre. Tous les spéculoos industriels sont fabriqués à base d’huiles végétales (palme et colza), beaucoup moins chères. Pour renforcer le goût sucré, l’industrie ajoute, en plus du sucre, du sirop. Au niveau des épices, les trois marques industrielles mentionnent uniquement de la cannelle alors que Dandoy ajoute sans doute aussi de la muscade, du gingembre et du girofle.

Aldi, grand vainqueur 

Les groupes défilent, les dégustations se succèdent... Et c'est quasi l'unanimité pour le spéculoos le moins cher, celui de chez Aldi. Le jeune jury s’explique : " C’est celui que j’ai l’habitude de manger. " " Il est plus sucré que les autres. " " Je trouve que c’est celui qui a le plus le goût du spéculoos. " Lotus et la marque distributeur de chez Delhaize arrivent en deuxième position. Bref, les trois spéculoos à l’huile de palme sont préférés au spéculoos artisanal préparé avec du beurre.

Dandoy au tapis 

N’en déplaise aux parents, le spéculoos artisanal de chez Dandoy est celui qui plait le moins à nos petits testeurs. Il est qualifié de " trop dur ", " trop épicé " et même de " bizarre ".

Un résultat qui n'étonne pas Magali Jacobs, professeur de diététique à l’Institut Paul Lambin : " Les enfants préfèrent ce qu’ils ont l’habitude de manger. Le produit industriel est considéré comme plus sucré, moins fort au niveau des épices, et la texture est plus molle ".

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