Les colis : du beurre dans les épinards pour les libraires ?

La distribution de colis en provenance d'achats sur internet a littéralement explosé !

Bernard, libraire à Belgrade près de Namur n'a jamais connu ça depuis qu'il a ouvert il y a 25 ans ! "La distribution a été particulièrement intense pendant les fêtes et les soldes."

Michel, épicier à Jambes nous dit exactement la même chose "Jusqu'à 300 colis par jour en décembre et janvier !" C'est du travail en plus, certes, mais ce sont aussi de très bons revenus complémentaires.

Jusqu'à 1000 euros de revenus complémentaires...

C'est pratiquement un quart des revenus pour Bernard qui nous dit ceci : " c'est tout simplement du beurre dans les épinards, à l'heure ou la ventes de journaux diminuent de mois en mois, le dépôt de colis nous permet de garder la tête hors de l'eau et de nous assurer des revenus suffisants ! "

Gros volume et activité non stop

Depuis plusieurs semaines, dans les points relais, les colis s'empilent, encombrent les couloirs, rentrent et sortent à un rythme soutenu. C'est un vrai business et Bpost l'a bien compris puisqu'à l'instar de Mondial Relay, elle compte bien étendre ses activités de distributeur dans le grand trafic de la vente en ligne. Cela signifie qu'elle croît elle aussi, à l'immense potentiel que représente le secteur.

Un revenu complémentaire ? Oui 

Cela dit, la plupart des libraires ou des petits commerçants ne se limitent pas nécessairement à une société. Bpost, Mondial Relay, DPD, Veepee,UPS… En multipliant les plateformes, on multiplie aussi les revenus. 

En faire une activité principale ? Non 

Les libraires d'aujourd'hui, c'est une peu comme les épiciers d'antan, ou les boutiques des stations-services : le consommateur trouve, en un même lieu, un maximum de ce dont il a besoin. La diversité de ce que peuvent offrir les commerçants attirent plus de clients. C'est ce que l'on appelle le "One stop shop " et dans cette optique, les colis ne représentent qu'une partie du commerce en lui-même. Dès lors, personne ne croît qu'il est possible d'en faire une activité principale.

On retiendra aujourd'hui de cette explosion de colis distribués via les petits commerçants du coin qu'elle a fait énormément de bien à leur portefeuille en ces temps difficiles et qu'avec le potentiel de croissance dans le futur, l'activité deviendra pérenne en complément bien sûr, d'une activité principale. 

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