Les bancs solaires pour préparer sa peau au soleil, plutôt à éviter

Il semblerait que certains prennent quelques libertés avec le respect de la loi… Et il s'agit des bancs solaires! En effet, le constat refait chaque année, malheureusement, c’est que seule une petite minorité des centres de bronzage en Belgique est en ordre avec la loi. 

Lorsque l'on prend les chiffres du SPF Economie, en 2014, sur 58 centres contrôlés, 55 étaient en infraction. En 2015, sur 65 centres, seuls deux étaient en ordre. En 2016, sous l’impulsion du ministre Peeters, les contrôles ont fortement augmenté: près de 200. Sur ceux-ci, seuls 13 étaient en ordre.

Des infractions diverses et variées

Les infractions sont variées: rayonnement des UV trop élevés, non-respect des intervalles de 24 ou 48 heures, le type de peau n’est pas déterminé, des mineurs ou des personnes présentant le type de peau 1 ont accès au centre, pas de schéma d’exposition, pas de système permettant d’appeler à l’aide, ... 

Pourtant il faut remettre les choses dans leur contexte. Le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) a classé le banc solaire comme la plus haute catégorie de risque pour le développement du cancer de la peau, tout comme les rayons UV en général (Groupe 1). Le banc solaire augmente de 20% le risque de mélanome, le cancer de la peau le plus agressif. Et le risque de mélanome cutané augmente de 59% quand l'utilisation de ces appareils de bronzage commence avant l'âge de 35 ans.

Des enquêteurs ont visité 117 espaces équipés de bancs solaires

Pour ces raisons, Test-Achats suit ce dossier de près et a voulu vérifier à nouveau l’état des lieux en Belgique. Leurs enquêteurs ont visité, sous couvert de l’anonymat, 117 espaces qui proposent des bancs solaires. A côté des 57 centres de bronzage classiques, ont été aussi examinés : 14 centres automatisés, 29 instituts de beauté et 17 centres de fitness et wellness.

  • Deux des sept enquêteurs de Test-Achats avaient un type de peau ou phototype 1, ce qui veut dire que ce sont des personnes qui ont une peau très claire qui brûle vite et ont souvent des cheveux blonds ou roux et les yeux bleus. La loi interdit à ces personnes l’accès aux bancs solaires. Pourtant, ils ont pu profiter sans problème d’une séance de banc solaire dans 36 des 40 centres visités.
  • Un tiers des centres testés ne fournit pas ou peu d’informations sur l’augmentation du risque de cancer de la peau. En revanche, les prétendus bienfaits des rayons UV comme "le banc solaire prépare la peau au soleil" sont régulièrement mis en avant.
  • L’utilisateur d’un banc solaire doit en outre recevoir obligatoirement un schéma d’exposition qui reprend la durée maximale des séances par type de peau, en tenant compte des caractéristiques du banc solaire et des lampes. L’objectif est de minimaliser le rayonnement UV. Un tiers des centres testés ne fournit pas ces schémas, violant ainsi la loi.
  • Certains centres ont laissé les enquêteurs de Test-Achats pour une séance plus longue sous le banc solaire que ce qui est normalement autorisé, tandis que d’autres centres acceptent sans problème que les enquêteurs reviennent tous les jours. Il est cependant obligatoire d’attendre 48 heures entre la première et la deuxième séance.

Une alliance pour exiger un changement

Il y a donc un sérieux problème et c’est la raison pour laquelle Test-Achats a formé une alliance avec différentes associations telles que la Fondation contre le cancer et des mutualités, pour exiger un changement. Ils demandent simplement du bons sens : Le respect de la loi pour commencer, avec l’obligation de mettre en avant clairement les dangers de l’utilisation du banc solaire. Ensuite, l’interdiction d’utiliser des allégations vantant les bénéfices du banc solaire. Et enfin, des contrôles réguliers, financés notamment au moyen d’un prélèvement sur les secteur et des sanctions efficaces. C'est une situation qui ne peut plus durer... 

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