Les ateliers partagés : un tremplin pour les entrepreneurs

On pourrait croire à une nouvelle tendance déco, là où les meubles s'empilent, dans l'atelier de Virginie... "Ce n'est pas simple, car effectivement j'occupe l'entièreté de l'appartement. J'avais commencé à poncer, j'ai d'ailleurs eu quelques accidents. J'ai renversé un pot de peinture au milieu de la pièce, j'ai du nettoyer tout l'appartement car je ne m'étais pas rendue compte qu'il y avait de la poussière dans tout l'appartement. Donc ce n'est pas très adapté..." nous explique-t-elle.

Un atelier partagé ouvert à tous les publics

La solution alors, Virginie l'a trouvée à Ixelles, dans un atelier partagé ouvert à tous les publics, y compris aux jeunes entrepreneurs... Dans cet espace, la restauration se fait en toute décontraction. Parfois seule, parfois en groupe car il y a aussi des ateliers collectifs. Mais Virginie, elle, a choisi la formule mensuelle en solo... "Je paie 50 euros par mois, j'ai pris la formule la plus chère. Elle comprend l'accès illimité, donc les cinq jours par semaine à l'atelier, mais également l'utilisation des différentes machines : visseuse, ponceuse,...". "Quand on a commencé le projet, on a mis en place des partenariats. Pas mal d'entreprises viennent vers nous pour nous donner des choses comme des matériaux de récupération. Des entreprises qui font dans le bâtiment, ou des scieries par exemple, qui ont pas mal de chutes de bois et qui se disent que c'est un peu bête de jeter tout au container ou à l'incinérateur. De plus, ces entreprises paient leurs déchets, donc pourquoi pas les redistribuer. Nous on fait point de chute, et puis on dispatche" explique Elise Boon, Co-gérante de l'atelier.

Des déclinaisons en fonction des besoins de chaque secteur

L'avantage de l'atelier partagé, c'est de pouvoir se décliner à l'envie, en fonction des besoins de chaque secteur. Nous sommes aussi allés chez Cooking, une cuisine qui compte actuellement 30 clients réguliers... Cédric Le Groupil explique que depuis trois ans, ils sont quasiment à l'équilibre. En effet, leur activité est régulière. "Mais on se doit d'être compétitifs sur nos tarifs horaires. Car dans l'alimentation, les marges de nos clients sont assez faibles. Donc on doit proposer un service tout compris qui reste accessible et qui leur permette de gagner leur vie pendant qu'ils font leur business". 

C'est le cas de Sophie et Mathias, artisans traiteurs pour des cantines de cinéma, qui lors de notre tournage, devaient préparer un couscous pour une équipe de film qui compte 50 personnes. "L'avantage de chez Cooking c'est que tout le gros matériel est fourni. On n'est pas obligés de venir avec nos casseroles tous les matins. On doit juste venir avec notre petit matériel, et on identifie tout à notre nom. Tout part à la plonge et tout est partagé, donc au moins ainsi on a l'assurance de récupérer notre matériel" nous explique Sophie. A chacun ses trucs et ses astuces à partager. Ici, l'entraide entre chefs est régulière, un esprit qui correspond aux valeurs de Sophie. "J'étais libraire à la base pendant 25 ans, mais passionnée de cuisine. Puis j'ai fait une formation de trois ans pour avoir l'accès à la profession. Le gros soucis était de démarrer sans investissement. Cette cuisine est l'idéal pour nous tester, continuer d'apprendre sans se préoccuper de toute la réglementation Afsca. C'est Cooking qui prend en charge tout cela". Le prix est fonction du temps nécessaire en cuisine. Pour les débutants, il faut compter 15 euros de l'heure. Pour les plus aguerris comme Sophie, c'est 68 euros par jour avec un accès alors illimité...                                                         

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