Les applications pour payer sa place de parking : un marché en pleine ébullition

Pour vous parquez en voiture, dans la plupart des villes aujourd’hui, vous avez le choix entre payer avec à l’horodateur le plus proche et une des nombreuses applications mobiles disponibles chez nous.

L’horodateur tout le monde connaît. Les applications par contre, c’est nouveau et obscur pour la plupart d’entre nous. Beaucoup d’acteurs débarquent sur le marché et des frais supplémentaires, avec ces nouveaux modes de paiement, nous seraient facturés.

Pour y voir plus clair dans cette nouvelle jungle urbaine des applications mobiles, nous avons mené l’enquête.

La multitude des opérateurs

Avec une application pour se parquer, c’est plus simple, paraît-il : plus besoin de chercher un horodateur ou de faire la file ou de quitter une réunion pour venir le recharger, pas de risque non plus de dépassement d’horaire et donc de contravention. Bref que des avantages, mais il y a quelques inconvénients quand même avec ces applications…

Toutes les communes ne fonctionnent pas avec les mêmes applications

C’est donc un véritable casse-tête et ça en fait un paquet d’applications sur son smartphone pour quelqu’un qui se déplace beaucoup.

Pierre Vassart, le porte-parole de parking.brussels nous explique pourquoi l’uniformisation n’est pas à l’ordre du jour : "Effectivement, nous, nous avons sur notre plateforme neuf applications qui permettent de payer son stationnement et puis, c’est le libre choix du citoyen. On est dans une société de libre marché et on ne peut pas imposer le monopole à une société privée qui offre un service."

Nous avons rencontré une société qui gère une application. Pour elle, être plusieurs sur le marché, ce n’est pas un souci, c’est même plutôt une bonne chose, comme nous l’explique Dimitri Van Doorne, directeur des opérations chez Yellowbrick Belgique : "On est dans un secteur avec des acteurs privés. Ça va aussi permettre de faire jouer la concurrence. On va devoir se dépasser pour proposer un meilleur produit et finalement se démarquer de notre concurrent."

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Paiement avec smartphone d’un emplacement de parking © Alvaro Medina Jurado (Getty Images)

Des frais supplémentaires

Autre couac : les frais supplémentaires

Exemple à Ixelles : si je stationne trente minutes, avec horodateur, cela me coûte 0,50 euro et avec une application, cela me coûte 0,50 euro plus 0,30 euro de frais de transaction. L’argent du stationnement est reversé à la commune et les frais supplémentaires sont gardés par le gestionnaire de l’application.

Mais pourquoi faire payer des frais, a priori compris dans le tarif du stationnement ? Dimitri Van Doorne de Yellowbrick : "Les frais, nous permettent justement de fonctionner et d’offrir un système qui est plus confortable pour les utilisateurs, de pouvoir justement se passer de l’horodateur. C’est tout le personnel que vous voyez ici, qui aide les clients, qui répond aux questions…" D’accord, mais quand même… Avec une application, l’automobiliste utilise son smartphone. Il use sa batterie et ses datas. Et en revanche, il n’utilise pas les horodateurs qui représentent un coût pour la commune. Ce n’est pas très juste tout cela.

Pourquoi les communes ne paieraient-elles pas ces applications, comme elles paient des horodateurs ? Pierre Vassart de parking.brussels : "Nous n’avons absolument aucun intérêt à ce qu’il paie plutôt avec une application qu’en choisissant un autre mode de paiement. C’est une facilité qui lui est offerte s’il aime ça par le marché des applications."

Mais rassurez-vous, dans la grande majorité des cas, même avec les frais de transaction, l’automobiliste est gagnant. Car il ne paie que les minutes réellement stationnées. Et ça, ça fait plaisir de ne plus jeter des minutes payées en trop.


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