Le retour d'Artis Historia, flop ou top?

Depuis septembre 2015, les timbres Artis Historia revivent grâce à la société Concrea basée à Hasselt. Une renaissance après onze ans d’absence… Le succès est-il est au rendez-vous? Et si oui, est-le même qu’avant? Enquête.

C’était un sport national en Belgique… Au vingtième siècle, plus d’un million de personnes ont collectionné ces timbres qui se trouvaient sur les emballages de produits de grande distribution pour les échanger ensuite contre des images à coller. Le but? Remplir les collections de livres de la maison d’édition Artis Historia. "J’ai commencé ma collection en 1961 à l’âge de 7 ans, précise Jacqueline, une habitante de Templeuve. J’en ai presque 150 aujourd’hui car même après, et jusqu’à la fin en 2004, j’ai tout acheté. Je possède des artiscopes, des vieux livres sur les animaux et les pays… Ils sont magnifiques mais j’avoue ne pas les avoir lus. C’était plus pour le plaisir de collecter des timbres et de mettre les images manquantes ".

Que dire de la collection actuelle? La magie est-elle toujours là? Pour le savoir, nous avons voulu rencontrer les responsables de Concrea, la société en charge des nouveaux timbres. Réponse de l’intéressé : "Pas le temps". Plusieurs coups de fil et mails ont été donnés et envoyés sans succès. Pas d’interview accordée, juste un message laconique de refus. Pourquoi? Dans la dernière communication de l’entreprise qui date du mois d’août 2017, il est dit que le retour des timbres est un top. Artis-Historia vend chaque année 75 000 livres et ce tant en Flandre que dans la partie francophone du pays et l'on procède à 150 000 échanges par an pour des illustrations ou des réductions, annonce le porte-parole Philip Gielkens ".

Vu le nombre important d’échanges, nous avons demandé dans la rue à plusieurs personnes de nous dire ce qu’elles pensaient de cette renaissance. Une question qui a rencontré des réactions très diverses. Tous les jeunes n’en avaient jamais entendu parler. Les plus âgés, eux, pensaient que c’était un lointain souvenir… Seul un couple savait que les timbres Artis Historia avaient repris. Alors quoi? Le succès annoncé par Concrea est-il réel? La question reste posée à l’heure actuelle. Il faut dire que les timbres ne se trouvent que dans deux magasins : Blokker et Carrefour. "La situation du premier est difficile, conclue la collectionneuse Jacqueline. Reste donc Carrefour si l’on veut acheter les timbres… Mais si on fait ses courses chez Colruyt, on fait quoi? Ceux qui n’achètent pas chez Carrefour ne peuvent pas savoir que cela existe… Alors qu’avant, on en trouvait partout, dans tous les magasins. C’est la fin d’une époque… ".

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