Le nouveau billet de 50€ est hyper sécurisé

Après les billets de 5, 10 et 20 euros, c’est au tour du billet de cinquante euros de s’offrir un lifting. Entré en circulation ce mardi 4 avril, son apparence n’est pas bien différente de l’ancien. Par contre, le nouveau billet de 50 est hyper sécurisé. Objectif : compliquer sa falsification.

Il va progressivement prendre place dans les banques et les distributeurs. Ce nouveau billet a été imprimé à 6,5 milliards d’exemplaires pour les 19 États membres de la zone euro.

Le billet le plus utilisé …

C’est la coupure la plus retirée dans les distributeurs, celle avec laquelle on achète ses légumes au marché. Le billet de 50 euros représente à lui seul 45% du total des billets en circulation. Bien qu’en France, c’est le billet de 20 euros le plus populaire.

… et le plus falsifié !

Un succès qui a aussi un revers : le billet de 50 euros est aussi la cible préférée des faussaires. "Les billets de 50 euros constituent 65% du total des contrefaçons retrouvées en Belgique contre 23 % pour les billets de 20 euros", précise Yves Timmermans, conseiller stratégie des billets à la Banque nationale de Belgique (BNB).

Objectif : éviter la contrefaçon

Selon la BNB, le risque d’être en présence d’un faux billet chez nous est limité. Limité mais pas impossible. Ce lifting devrait compliquer la vie des faussaires. Mais l’expérience prouve que l’adaptation des billets ne supprime pas complètement la fraude. Le billet de 20 euros est toujours copié même si une version plus sécurisée a été introduite en novembre 2015.

Concrètement, qu’est-ce qui change ?

Le nouveau billet intègre notamment un portrait d’Europe, princesse de la mythologie grecque, intégré dans une fenêtre transparente, elle-même située dans une bande holographique métallique. Il comprend aussi des impressions en relief destinées aux malvoyants. Par ailleurs, le chiffre 50 est écrit en vert émeraude, dans une matière qui change de couleur quand le billet est incliné. Enfin, chaque billet est numéroté.

Et les anciens billets de 50, ils deviennent quoi ?

Les anciens billets continueront à avoir cours légal, sans limitation de temps. "Nous n’allons pas détruire tous les vieux billets, ça n’aurait pas de sens", explique Yves Timmermans de la Banque nationale. "Par contre, dès qu’un billet abîmé ou déchiré entre dans le circuit bancaire, il est immédiatement détruit et remplacé par un neuf."

Prochains sur la liste : billets de 100 et 200 euros, qui seront renouvelés en 2018.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK