Le marketing d'influence va-t-il remplacer la pub de papa ?

C’est un post, publié par une blogeuse dans le courant du mois de janvier. On y voit la photo de quelques flacons, négligemment posés sur une cheminée… La jeune fille livre ses impressions : cette fragrance-ci est vraiment très chouette, très fraîche; les flacons conçus par des créateurs différents ont un joli design. En apparence, tout cela semble très spontané, la réaction d’une jeune fille face à un nouveau produit lancé sur le marché.  En réalité, bien sûr, il n’en n’est rien.

Ce commentaire publié sur Instagram, n’est autre que la nouvelle campagne imaginée par un parfumeur renommé. Pour rajeunir son image, et toucher les jeunes filles entre 25 et 30 ans, quoi de mieux que les réseaux sociaux? Faire parler du produit par l’une d’entre elles, la faire échanger avec ses "followers", la communauté qui la suit et qui lui fait confiance? Voilà ce qu’on appelle du marketing d’influence. 

Et pour cette campagne, la marque a complètement fait l’impasse sur les canaux traditionnels que sont l’affichage ou la presse magazine. Elle a choisi de confier à des quidams, actifs sur différentes plate-formes, comme Instagram, Youtube ou Facebook le soin de communiquer sur les vertus supposées d’un nouveau produit. Post, stories, placement de produit, événement… la communication peut revêtir de multiples formes.

Des agences de pub se sont d’ailleurs spécialisées dans ce type de communication. Selon les besoins de la marque, la cible à atteindre, à elles de définir les meilleurs réseaux sociaux pour faire passer leur message et identifier les meilleurs "influenceurs" - c’est le terme consacré -. Un bon "influenceur" se doit d’avoir un nombre de followers important mais pas seulement : il doit avoir une personnalité, un univers qui lui est propre et interagir avec sa communauté. Dans le cas de ces nouvelles fragrances, une trentaine de jeunes filles ont donc été approchées; le deal : elles ont reçu les produits dans un bel écrin, agrémenté de fleurs et de macarons… A elles de tester les échantillons et de répercuter leur expérience. En théorie, elles sont libres de publier ce qu’elles veulent, en pratique, elles sont rémunérées (dans ce cas-ci entre 250 et 400 euros le post) et donc, elles contrôlent évidemment leur expression .

Le marketing d’influence est devenu incontournable pour les marques, à nous consommateurs de ne pas oublier qu’il est toujours téléguidé….

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK
JT 13h
en direct

La Une

JT 13h