Le fax est-il mort ?

Quand on se balade sur le site de MediaMarkt, on peut encore trouver des fax à des prix très impressionnants : pratiquement 300€ ! On se demande bien qui est acheteur de ce type d’appareils en 2020…

On contacte donc le constructeur : Brother. Là, on nous affirme que sur l’année 2019, on a vendu pratiquement 1000 de ces appareils (fax ou imprimantes incluant la fonction fax) sur la Belgique et le Luxembourg.

Parmi les clientèles citées, on retrouve majoritairement 3 :

  • Les petites entreprises
  • Le monde judiciaire
  • Les administrations publiques

Un aspect pratique

Dans une sandwicherie de Grand-Bigard, le patron reçoit encore une vingtaine de fax par jour. Il reçoit de sa clientèle professionnelle, des grandes entreprises de la région, des commandes de sandwichs et plats chaud à livrer. C’est pour lui plus simple à gérer et permet une meilleure efficacité entre la commande et la cuisine.

Par ailleurs, pour les entreprises, faire la liste des commandes à écrire sur une page le matin, c’est plus simple que de récolter des mails à gauche, à droite. Le fax est donc une solution plus simple pour tous.

Pas de budget pour la justice

Du côté du monde judiciaire, on pensait que l’utilisation du fax était surtout une façon de démontrer une preuve, contrairement à un mail. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, tout mail avec un accusé de réception et une signature électronique vaut preuve dans un tribunal.

Mais les avocats, lorsqu’ils ouvrent un cabinet, doivent se procurer un fax. Pourquoi ? Parce que, malgré la mise en place de moyens de communication sécurisés via le net, certains tribunaux ne sont pas suffisamment équipés faute de moyens. Du coup, des juges demandent encore aux avocats de leur soumettre des documents par fax.

Une notion de service public ?

Pas vraiment… Si les administrations publiques ont encore des fax c’est surtout par habitude. Parce qu’il est là depuis toujours et qu’on n’a pas encore pris la peine de les enlever.

Mais à titre d’exemple, à la ville de Bruxelles, dans le cadre de l’installation de la future cité administrative dans 2 ans, on a décidé de s’en séparer pour de bon… Aujourd’hui, dans l’hôtel de ville de la capitale il n’en reste qu’un et il n’est utilisé que 2 fois par mois en moyenne.

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