Le commerce équitable: une goutte d'eau dans l'océan du commerce mondial

A l'occasion de la journée mondiale du commerce équitable, ce samedi, nous nous sommes rendus dans un magasin-table d'hôte, à Bruxelles. A côté de grosses structures comme Oxfam, il existe de plus en plus de petites coopératives qui œuvrent dans le fairtrade.

Ozfair est l'une d'elles. Ici, on trouve pas moins de huit mille produits, tous issus du commerce équitable. Aujourd'hui, nous explique le patron, le fairtrade est vraiment synonyme de qualité. On est loin de l'époque où ce commerce ne concernait que de petites babioles. Les clients viennent s'y restaurer ou y faire leurs achats en ayant le sentiment de poser un geste citoyen, nous explique, l'un d'eux. En mangeant, on sait que, derrière, les producteurs ont reçu un salaire décent pour leur travail. Cela leur permet d'échapper aux diktats de la grande distribution. La garantie, c'est un label : fairtrade. Aujourd'hui, plutôt fiable, explique un membre de la coopérative. Autrefois, il y a eu des dérives avec des produits dont seuls 15% du contenu était vraiment issu du commerce équitable. Ce n'est, apparemment, plus le cas.

Une toute petite part dans le marché mondial

Aujourd'hui, le commerce équitable représente seulement 0,1% du commerce mondial. C'est une goutte d'eau, alors que, nous dit le patron de la coopérative, cela devrait être 100% du marché international... Une sorte de non sens. Ceux qui se lancent dans le "Fairtrade" le font par conviction. Pas par appât du gain. Car pour survivre, il faut s'accrocher. Vendre du commerce équitable implique de se contenter de marges bénéficiaires réduites, alors que les charges, elles, sont les mêmes pour tout le monde. La vraie motivation vient de la conscience que, grâce au fairtrade, des milliers de petits producteurs de par le monde peuvent vivre une vie décente.

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