Le 15 mars, journée internationale des droits des consommateurs

Tous les jours ou presque, il y a une journée internationale de quelque-chose. Depuis le début de l'année on a eu droit à la journée mondiale internationale du pop-corn, c'était le 19 janvier mais aussi du compliment, de la prière et du tennis. Et aujourd'hui, on ne pouvait pas passer à côté : c'est la journée internationale des droits des consommateurs. Les Belges ont encore battu un record l'an dernier, et c'est celui de l'argent dépensé sur internet.

En effet, 9 milliards 100 millions d'euros ont été dépensés en 2016. Donc chaque seconde, 288 euros sont dépensés. C'est 10% de plus en un an. Et lorsque l'on dépense autant, on a envie d'être respecté et on n'a pas envie de se faire avoir. C'est valable dans les magasins réels mais également virtuels, c'est-à-dire sur internet. Parfois, l'internaute sait qu'il achète du faux, mais souvent aussi il se fait avoir.

Il existe une liste de droits et devoirs pour le consommateur. C'est la campagne du Centre Européen des Consommateurs. William Matgen, juriste, renseigne : "Lorsque le consommateur achète de la contrefaçon, le risque est double. Tout d'abord, il y a le risque de ne pas recevoir un produit conforme à sa commande. A coté de cela, il y a aussi le risque de se voir infliger une amende que la plupart des pays européens prévoient dans le cas d'achats de contrefaçon. En plus de cela, il y a le risque que la marque entame des poursuites civiles pour récupérer notamment les frais de destruction du produit qui aurait pu être intercepté à la douane. 

L'amende est fixée légalement. C'est un montant qui est forfaitaire. Par contre, pour ce qui est des frais réclamés par la marque qui a été copiée, ce sont en général les frais de destruction qui sont réclamés à la marque par les douanes. Pour les frais de destruction, on est à une centaine d'euros. Pour les amendes, ça peut monter à plusieurs milliers d'euros dans les pires des cas. Mais c'est surtout au niveau des frais de destruction que l'on reçoit des plaintes puisque en général les marques vont se retourner vers le consommateur pour obtenir un remboursement".

Soyez bien attentif au prix, au vendeur et au site sur lequel vous faites votre achat

"Sur six mois, on a reçu une centaine de prises de contact. En général, les plaintes concernent des sociétés basées en dehors de l'Union Européenne. Donc nous, nous ne pouvons pas intervenir directement. Par contre, les plaintes qu'on gère sont surtout des plaintes qu'ont les représentants de la marque et qui viennent réclamer le remboursement des frais de destruction. Dans ce cas-là, on soutient le consommateur pour faire valoir sa bonne foi. 

Le prix est le premier élément auquel il faut faire attention quand on fait un achat sur internet. C'est important de bien comparer le prix du produit sur différents sites pour voir si le prix que vous avez trouvé est crédible. On donne également, dans une brochure, une dizaine de conseils à suivre pour bien identifier les sites qui seraient douteux. Il y a notamment le conseil d'identifier correctement le vendeur, savoir où on met les pieds lorsqu'on fait un achat sur internet, pour savoir si le vendeur existe bien, s'il est bien situé dans l'Union Européenne et si il précise sur son site les droits dont vous disposez. Il faut aussi être attentif à la présentation générale du site. C'est clair que les sites qui vendent de la contrefaçon sont assez mal faits, qu'il y a des fautes d’orthographe, etc ... ".

Pour toutes informations, vous pouvez consulter le site internet du Centre Européen des Consommateurs, sur lequel vous pourrez télécharger une brochure consacrée à la contrefaçon.

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