La galère des indépendants

Pour la deuxième fois, de nombreux indépendants ont dû fermer leur commerce. Or peu d'entre eux peuvent se le permettre. Comment font-ils pour garder la tête haute dans ce contexte si morose ?

Face à cette crise sanitaire et aux mesures prises par le gouvernement, nombreux sont les indépendants qui se retrouvent contraints de cesser totalement leur activité professionnelle. Leur chiffre d'affaires est en chute libre ce qui engendre pour certains des situations dramatiques dont il est difficile de se relever. Les aides de l'Etat ne suffissent pas, ils doivent continuer à payer de nombreuses charges.

Nous sommes allés à la rencontre d'un coiffeur, d'une esthéticienne et d'un commerçant, tous les trois témoignent de la situation compliquée dans laquelle ils sont.

Rencontre avec trois indépendants

Depuis 32 ans Philippe développe un commerce très spécialisé dans le ski et le vélo. Il a investi des milliers d'euros "On a toute notre marchandise comme si c'était un hiver complet mais on ne peut pas travailler ! On est en négatif.". La pression est énorme pour Philippe "On espère qu'on pourra rouvrir mi-décembre pour essayer de sauver le commerce."

Il faut que l'argent rentre, ce n'est plus tenable !

Alberto est coiffeur, pour développer l’activité de son salon, il a engagé son fils. Au niveau des charges, ce deuxième confinement fait très mal. "Je dois toujours payer les lois sociales, mes charges, sans oublier mon prêt. J'espère ouvrir le plus vite possible sinon je n'y arriverais pas. Il faut que l'argent rentre !"

Mimosa a 24 ans, elle a ouvert son institut il y a deux ans grâce à l'aide de sa famille. Aujourd’hui, tenir bon n’est pas évident. "Si on peut rouvrir le 15 décembre, je pourrai m'en sortir en me serrant fort la ceinture. Mais au-delà, ce sera compliqué."

Tous les trois sont passionnés par leur métier mais leur motivation ne suffira pas cette fois-ci. Ils l'affirment tous, s'ils ne redémarrent pas en décembre, ce sera catastrophique !

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